mardi 3 novembre 2009

Notre langue

Le vendredi 6 novembre 2009

Pour l'amour de notre langue et de notre culture, j'aimerais reprendre ici un certain nombre de termes ou de locutions fautives entendues à la radio, ou lues sur un certain nombre de sites Internet, car ces termes ou locutions reviennent régulièrement et, comme ce sont des animateurs ou des personnalités connues qui les emploient, bien des gens les imitent.

Deux poids, deux mesures

La locution deux poids, deux mesures, représente la situation normale.  Il est tout à fait naturel qu'à deux poids donnés, correspondent deux mesures.  Lorsqu'on veut dénoncer une situation injuste, il faut parler d'*Un poids, deux mesures*, ce qui signifie que pour deux êtres se trouvant dans une même situation, la direction attribue deux mesures, alors qu'en toute justice, il faudrait, au contraire, adopter deux mesures distinctes.  En d'autres mots, il y a lieu d'employer l'expression *Deux poids, deux mesures* pour parler de ce qu'il convient de faire, et *Un poids, deux mesures* pour parler d'une situation injuste.  À titre d'exemple, si deux joueurs de hockey se rendent tous deux coupables d'une mise en échec à peu près égale, mais que la Ligue nationale suspend l'un des deux joueurs tout en épargnant une suspension à l'autre joueur, il convient de décrire une telle situation comme *Un poids, deux mesures* = le même type de mise en échec se voit puni de deux manières différentes.

À défaut de saisir la nuance, mieux vaut dire, tout simplement, qu'il y a injustice.

Dix-huit ans et plus

Comme l'on ne peut avoir, à la fois, dix-huit ans et dix-neuf ans, en tous les cas où il est fait mention d'âge, relativement au droit à tel ou à tel autre avantage, privilège, prix, récompense, il faut dire, et écrire:  *Dix-huit ans ou plus*.  La SAQ, qui a pourtant les moyens de se payer les services d'excellents réviseurs, paie des messages publicitaires comportant cette locution fautive. Soixante-cinq ans OU plus, vingt-cinq ans OU plus, et ainsi de suite.

Faire en sorte que

Faire que, tout simplement.

Dénudé de

Un fil électrique peut être dénudé, une épaule peut être dénudée, mais l'on ne peut dire, ni écrire, que tel aliment est *dénudé de sel*, ce qui est dénué de sens, et non dénudé de sens.  Il suffirait de parler d'aliment *sans* sel.  Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, il faudrait poser la question aux animateurs de radio ...

Les producteurs d'euffes du Québec

J'ai volontairement écrit ce mot tel que prononcé à la station Corus Sports CKAC 730-AM.  Lorsqu'on parle de Producteurs d'œufs du Québec, il faut prononcer *eux*, et laisser le reste du message publicitaire fournir des précisions, à savoir s'il s'agit d'un pronom personnel, au pluriel, ou de bons œufs (z'eux) de chez nous.  Toute autre prononciation donne l'air habitant au diffuseur.

Définitivement

La signification de cet adverbe est, ainsi que le mot l'indique, *de manière définitive*, et non assurément, certainement, oui, bien sûr ou effectivement.

Tout à fait

La signification de cette locution est *complètement, entièrement*, et non assurément, certainement, oui, bien sûr ou effectivement.  «Vous êtes rentré de vacances hier?» --«Tout à fait» ...  L'on voit ici le ridicule de répondre «Tout à fait», au lieu de «Oui», tout simplement, ou bien de «C'est exact».

Repartir à zéro

L'on ne repart pas à zéro, malgré la chanson d'Édith Piaf «Je ne regrette rien», mais l'on repart DE zéro.

Prendre ce médicament de trois à quatre fois par jour

Étant donné que l'on ne peut prendre un médicament trois fois et demie par jour, il faut dire et écrire «Prendre ce médicament trois OU quatre fois par jour».

Il faudra recruter trois à quatre membres de plus

Étant donné que l'on ne peut recruter trois membres et demi, il faut dire et écrire que l'on recrutera trois OU quatre membres de plus.

Lors de la saison régulière

Comme «lors» désigne un moment en particulier, par exemple lors de la remise des trophées, il faut dire et écrire, pour parler d'un moment qui dure, «au cours de».

L'opportunité

Nous nous interrogeons quant à l'opportunité d'une telle mesure, c'est-à-dire quant à son caractère opportun.  Lorsqu'il s'agit d'une occasion favorable, mieux vaut dire ou écrire saisir sa chance, sauter sur l'occasion.  Le fait qu'un terme soit plus long que d'autres ne veut pas automatiquement dire qu'il est plus recherché.

Je vais vous partager ...

«Je vais vous partager mes souvenirs de voyage ...»  Si je vous partage mes souvenirs de voyage, il est sous-entendu que je n'en garderai aucun pour moi.  Je vous ferai part de mes souvenirs de voyage, je partagerai avec vous quelques souvenirs de voyage, oui.  Si je vous partage mes bonbons, je n'en garderai pas un seul pour moi, mais si je partage avec vous mes bonbons, il m'en restera quelques-uns pour moi.  La nuance est là.  Cette locution erronée de «Je vais vous partager» pourrait provenir de l'anglais, bien que la forme anglaise soit «I will share with you», qui devrait être rendue, en français, par «Je partagerai avec vous».

Le pluriel d'expressions consacrées

Il me faudra revenir à cela, et y ajouter périodiquement, car je remarque de plus en plus d'erreurs commises lorsqu'il s'agit d'écrire certaines expressions consacrées.  La première qui me vient à l'esprit est «le match s'est terminé en tirs de barrages», où il faut laisser le mot barrage au singulier, mais je pourrais sans peine en trouver une cinquantaine d'autres, que je devrai noter au passage, pour pouvoir les commenter ici.  Un système de son, des systèmes de son, étant donné que l'usage semble avoir délaissé la locution chaîne stéréo, pourtant correcte.  Un coup de cœur, des coups de cœur, puisque chaque individu n'a qu'un seul cœur.  

J'en aurais pour des semaines si je transcrivais tout ce que l'on peut lire sur des sites Internet où des internautes rédigent des remarques à l'intention du grand public, car l'on y voit de plus en plus de mots mal écrits, supposément pour aller plus vite, ce qui impose de la fatigue au lecteur et entrave la compréhension.

Cet article sera à compléter ...

Il a bien fait

Il a bien joué, il a bien exécuté tel numéro.  Il a bien fait de nous prévenir, mais l'on ne peut dire qu'un joueur a bien fait, au sens de «il a donné un bon rendement».

Peser les pour et les contre

Calque de l'anglais.  En français, on pèse le pour et le contre.

Cela change «les donne»

Cela change la donne, tout simplement.

Publicité recommandant à la population de laver ses mains

En français, on se lave les mains, on se lave les dents, on se lave la tête, on se frotte les mains, on se savonne les mains.  La publicité en question dit lavez vos mains, lavez vos dents, etc.  Ces formes représentent des calques de l'anglais wash your hands, wash your face, etc.

J'ai encore entendu, hier, à Corus Sports, cette affaire de «deux poids, deux mesures», pour dénoncer une situation d'un poids, deux mesures. J'ai hâte que ces gens comprennent que ce qu'il faut viser est bel et bien que deux poids doivent nécessairement donner lieu à deux mesures, et qu'une situation anormale doit être dénoncée sous l'appellation d'un poids, deux mesures.  

En somme, lorsqu'on ne comprend pas le sens d'une locution, mieux vaut ouvrir le dictionnaire et vérifier, d'abord, surtout si l'on tient un micro et que l'on possède un auditoire qui pourrait répéter, à tort et à travers, les erreurs que l'on commet en ondes, qu'il s'agisse de radio ou de télévision.

mardi 27 octobre 2009

Hockey, coups à la tête

Le mardi 27 octobre 2009, 16 heures

Je viens d'entendre quelque chose de très intéressant, au cours d'une entrevue réalisée avec Patrice Brisebois, ex-défenseur du Canadien de Montréal.

«Ce n'est pas en sortant des joueurs sur des civières qu'on va aider le marché à vendre le hockey.»

Matière à réflexion pour tous ceux qui pensent que les bagarres attirent des foules.  En effet, si un combat prémédité, entre joueurs consentants, peut apporter un peu de piquant, les coups à la tête du genre dont on a tant parlé, depuis deux ou trois jours, devraient être bannis par la Ligue, et ce, dans le meilleur intérêt d'attirer davantage de partisans, car nombre de gens s'intéresseraient au hockey, s'il n'y avait pas de coups salauds.

Chou pour la politique et yé pour le hockey.

lundi 26 octobre 2009

Élections municipales à Montréal

Le lundi 26 octobre 2009
Il serait peut-être sage de reporter les élections municipales, à Montréal, à une date où nous pourrons faire un choix responsable.  Le prochain Maire de Montréal devrait être né ici et aimer de tout son cœur sa ville.  Né à Ottawa, Gérald Tremblay peut se sentir chez lui à Montréal, mais n'a pas la sorte d'amour, ni d'appartenance que pouvait avoir, par exemple, Jean Drapeau, pour en nommer un qui était bel et bien d'ici et qui travaillait dix-sept heures par jour pour que nous puissions être fiers de notre ville.
Le meilleur maire, dans l'état actuel des choses, serait peut-être l'entrepreneur de construction qui bâtit les plus solides maisons et dont la compagnie a bonne réputation, mais pourrions-nous lui demander de réfléchir, d'aimer le travail intellectuel, en plus d'être irréprochable à tous points de vue?
Cette affaire de mairets de quartier est un échec total.  Je n'éprouverais, pour ma part, aucune fierté à être mairet d'arrondissement, avec uniquement un titre, mais pratiquement aucun pouvoir pour agir concrètement en mon milieu.
Quand, en 2006, j'ai remarqué que les pigeons, en ce quartier, proliféraient, et que j'ai écrit au mairet d'arrondissement, à ce sujet, tout ce que j'ai réussi à obtenir a été un dépliant en pdf, où l'on faisait mention d'amendes beaucoup trop faibles pour servir de dissuasif aux tarés qui nourrissent, et écureuils, et goélands, et pigeons.  Quelque pion de bureau m'a écrit qu'il était important de *bien orienter* notre action, sans rien suggérer de concret.  Ma manière personnelle de bien orienter notre action a été de m'imposer bon nombre d'heures de surveillance, de manière à découvrir qui jetait du pain ou d'autre nourriture, ensuite d'aborder directement ces gens, de leur remettre un dépliant de la Ville et de leur dire que si je les revoyais nourrir les pigeons, je prendrais leur photo et les dénoncerais à la Ville.  Quand il n'y a pas de surveillance, existe-t-il d'autre manière de faire comprendre à ces innocents que leur comportement est nuisible?  
Nous avions, jusque vers 2006, un poste de police, rue Prince-Arthur.  Nous nous sommes fait voler notre poste de police, qui est allé s'établir rue Rachel, alors qu'il eût fallu en ajouter un, au lieu d'en déménager un.  Depuis ce temps, l'avenue du Parc est devenue une autoroute, un parc industriel, avec dépotoir en prime.  Il n'y a pas moyen de vivre en paix, et encore ce matin, avant 7 heures, il y avait des voitures en attente au feu rouge, tout près, avec forte percussion de basses de système de son.  S'il y avait la moindre surveillance, les automobilistes ne s'en permettraient pas tant, et cela ne se produit pas uniquement le matin, en semaine, mais c'est rendu que même le dimanche matin, il y a des gens qui, prenant le dimanche pour un second samedi, ce qu'il n'a pas d'affaire à être, ne se contentent pas d'écouter leur musique préférée, mais se sentent comme en mission d'imposer leur choix à tout un voisinage qui est pourtant à 80% résidentiel.  
Depuis juin dernier, j'ai pris non moins de six mille photos numériques, dont la plupart sont de gros camions, et on dirait qu'il y en a de plus en plus, de plus en plus gros, dont les conducteurs ont assez peu de respect envers ce quartier, à 80% résidentiel, je le redis, qu'ils s'arrêtent devant l'église pour prendre leur goûter de midi, moteur en marche, parfois jusqu'à 45 minutes chacun.  Certains jettent sur la chaussée des bouts de papier, des branches de céleri, enfin, tout ce qui, dans leur goûter, ne leur convient pas.
La Ville n'exerce aucune pression sur les propriétaires qui négligent leurs terrains, de sorte qu'il s'y entasse toutes sortes de déchets, ce qui à son tour incite au flânage.  Il n'est pas rare que des groupes d'étudiants s'arrêtent sur le trottoir, bloquant le passage, pour parler fort, crier, se montrer des messages texto sur leurs cellulaires, et jeter qui sa bouteille vide d'eau de source, qui un emballage de sous-marin Subway, qui un emballage de tablette granola, etc.  
Ces jours-ci, une publicité diffusée à Corus Sports, CKAC-730 AM, invite les piétons à traverser *au bon endroit, au bon moment*.  Comme si c'était là le plus grave problème auquel nous nous heurtons, alors qu'il y a beaucoup d'autres incivilités qui passent totalement inaperçues et qui font beaucoup de bruit, empêchent les gens de dormir, empêchent les gens de penser, de travailler et de donner leur pleine mesure.  Les uniques moments de détente que j'ai réussi à arracher, depuis trop longtemps (au moins deux ans), ont été ceux où je syntonise la chronique d'un match de hockey, à Corus Sports toujours.  Pendant que j'ai sur les oreilles le casque d'écoute du baladeur radio, je parviens à abstraire tous ces systèmes de son de voiture, tous ces gros camions et tous ces jeunes qui crient dans la rue sans raisonner que si nous, on allait crier devant chez eux, ils n'en seraient pas du tout contents.
Avec tout ce que nous avons entendu ces derniers jours, je commence à comprendre pourquoi la Police n'a rien à répondre quand je l'informe qu'au moins quinze véhicules par jour font demi-tour devant chez nous, alors qu'il y a une belle ligne jaune qui divise en deux la chaussée et qui est censée représenter une interdiction de faire demi-tour.  Le hic est que lorsqu'on permet trop de petites incivilités, l'on finit par en avoir de bien plus graves à policer, tandis qu'en surveillant davantage et en imposant des contraventions à qui jette des ordures, à qui nourrit les pigeons, à qui fait demi-tour là où c'est interdit, les citoyens reçoivent cinq sur cinq le message qu'ils ne peuvent pas faire n'importe quoi et que leur Ville tient à conserver bonne réputation.
Un animateur de télévision a dit un jour que, pour chaque rat que l'on voit, il y en a cinquante autres, que l'on ne voit pas.  Les affaires d'interminables et super bruyants camions, les affaires de demi-tour devant nos maisons, les affaires de jeter des ordures partout, les affaires de régler son système de son à méga-basses et d'imposer sa musique à tout un quartier, à raison de deux ou trois véhicules par peloton, du matin jusqu'à tard dans la nuit, pourraient sembler anodines, dans une grande ville où, selon ce que j'ai entendu hier soir à Tout le Monde en Parle, le crime organisé est installé, mais lorsqu'on tolère trop de petites choses, l'on finit par avoir de bien plus graves problèmes à régler, et c'est exactement ce que j'ai observé, par ici, depuis deux ou trois ans.
La fierté d'être Montréalais a beaucoup diminué, du moins, en ce quartier, et je ne pense pas que c'est en changeant de Maire que nous allons remédier à la situation, car le puits est empoisonné, de sorte que la première mesure à prendre devrait être une bonne enquête publique, suivie d'un bon nettoyage au jet à pression, s'il le faut, ensuite nous donner un Maire qui aura, et l'amour, et l'appartenance, de manière à enrayer le désordre social et à nous rendre notre fierté.
En terminant, j'aimerais demander aux étrangers qui viennent chez nous, en quête de paix sociale et de prospérité, se demandent comment ils aimeraient que nous traitions leur maison à eux, et de ne rien faire qui enlaidisse notre Ville, que nous aimons et que nous souhaitons voir respecter.  Si j'avaisl'intention de m'établir à Rome, je m'attendrais d'avance à apprendre l'italien, à adopter certaines coutumes romaines qui ne sont pas nécessairement les mêmes que les usages montréalais, et à demander conseil à quelque romain de naissance, en cas de doute quant à la bonne manière de se comporter là-bas.  Ainsi, si quelqu'un souhaite s'établir ici, il devrait tout naturellement être disposé à apprendre le français, à jeter ses ordures chez soi, à adopter, en public, un comportement civilisé, c'est-à-dire éviter d'agresser les autres en parlant fort, en bloquant le passage, en mangeant dans la rue, et à demander conseil à quelque montréalais de naissance, en cas de doute quant à la bonne manière de se comporter ici.
Je prévois me rendre aux urnes, dimanche prochain, mais il est fort probable que j'annule mon vote en cochant toutes les cases, car un simple changement de personne, si rien d'autre ne change à la mairie, ne donnera rien qui vaille.
Soit dit en passant, le dimanche n'est pas un second samedi et j'ai un gros problème avec une élection, particulièrement celle-ci, qui se tient le jour de la Toussaint, et un dimanche, en plus.  Les jours d'élection devraient être n'importe quel jour, sauf le dimanche.  Déjà bien assez qu'il n'y a plus moyen de dormir, le samedi soir, vers minuit, en raison de toute la circulation qui passe ici, et que certains dimanches, l'on se voit imposer une heure de pointe supplémentaire, tout ça pour un match de football au Stade Percival Molson, alors que nous aurions gravement besoin de silence, après six jours de bruit quasi continuel.  Encore là, le mairet de quartier a apposé sa signature à un document autorisant l'aménagement de cinq mille sièges supplémentaires, à ce même stade, mais ce n'est pas le mairet de quartier qui devra vivre avec ça, vu que ledit mairet de quartier prévoit se faire élire ailleurs, mais nous qui, après avoir supporté tout le vacarme et toute la poussière accompagnant la démolition de l'échangeur Du Parc/Des Pins, ne détesterions pas voir la qualité de vie s'améliorer, au lieu de diminuer de jour en jour.
J'aimerais voir l'un ou l'autre élu municipal essayer de vivre ici deux semaines ...  après deux ou trois mauvaises soirées sans possibilité de se détendre, et deux ou trois mauvaises nuits, en conséquence de ce qui précède, ils n'auraient de cesse de regagner leur petit condo cossu, tout neuf, insonorisé au max.  J'ai écrit au mairet de quartier, récemment, à ce sujet, disant que lorsqu'une Ville manque de respect à ses citoyens, tôt ou tard elle les verra se manquer de respect entre eux, et c'est exactement ce qui est en train de se passer.
Si, comme moi, vous êtes de Montréal, allez voter, de grâce, que l'on ne puisse vous accuser de lâcheté; ou dire que les Québécois sont bien bons pour chiâler, mais gros zéros pour agir, mais annulez votre vote, pour envoyer un message bien clair que la fierté montréalaise est au plus bas et que vous souhaitez qu'il se fasse un grand ménage, et au plus tôt.
Dire qu'on regarde d'autres pays, par exemple l'Iraq, et qu'en raison de la fierté que nous avons déjà ressentie, et à laquelle le Maire Drapeau nous avait habitués, l'on se croit autorisés à secouer la tête et à plaindre ces pauvres gens d'être gouvernés par un régime corrompu, alors qu'on a cinquante rats dans notre cour, avec un seul de visible et quarante-neuf autres qui grignotent sous la galerie ...

mardi 25 août 2009

Le plus nouveau

Allô!

Je n'ai rien pu ajouter, ici, depuis plusieurs mois, car il y avait problème technique, de sorte que je ne pouvais créer de nouvel article.

Il m'est venu bien des idées de matériel à partager, mais n'en ayant pas la possibilité, j'ai écrit l'essentiel, soit au Maire, soit au Mairet de quartier, soit sur d'autres sites ayant trait à la vie montréalaise.

Si j'arrive à accéder de nouveau à cet espace sans que ce soit un problème, je viendrai bientôt ajouter de nouveaux textes.

Bonne soirée ...

jeudi 22 janvier 2009

Pétition pour faire retirer le chandail de Butch Émile Bouchard


Voici le lien Internet direct pour signer cette pétition en faveur de faire retirer le chandail de Butch Émile Bouchard.  L'on peut lire, sur le site, des témoignages plus importants que le mien, par exemple celui de Jean Béliveau, qui regarde Butch Bouchard comme l'un des pionniers du Canadien de Montréal et appuie la pétition.

Nous ferions bien de ne pas attendre le décès de ce pionnier, ne serait-ce qu'au nom du respect de nos aînés, surtout lorsqu'il s'agit d'êtres de qualité tels Butch Bouchard.

http://www.le3.ca/

mercredi 7 janvier 2009

Ça va mal chez Vidéotron ...

Depuis deux ou trois semaines, donc depuis avant Noël, j'ai adressé du courriel à un certain nombre d'amis ou de connaissances dont le fournisseur de service Internet est Vidéotron, et le courriel ne cesse d'être retourné, ce qui perturbe la communication normale.  Plus d'une fois, j'ai écrit de nouveau aux amis pour les rassurer quant à leur cote de popularité, et les inciter à se plaindre auprès de Vidéotron.  Or, ces messages aussi ont été retournés.

Hier, ainsi qu'aujourd'hui, j'ai visité le site Internet de Vidéotron, qui semble avoir eu les yeux plus grands que la panse en inondant les ondes de publicité télévisée et en acceptant plus de clients qu'il ne leur était possible de desservir.  Je n'ai pu obtenir aucune adresse électronique d'aucun responsable.

Est-ce là un aperçu de cette nouvelle *éthique* professionnelle qui, avec le temps, en la plupart des sociétés commerciales, remplacera le travail honnête, offert à Dieu chaque matin, au lever, et accompli avec autant d'intégrité que si chacun de nos clients représentait Jésus en Personne?

Je ne puis m'empêcher de me poser la question.

Si vous savez à qui écrire, chez Vidéotron, pour faire part que leurs serveurs are *not responding* et que cette situation dure depuis maintenant plusieurs semaines, s.v.p. adressez-lui un petit courriel pour attirer son attention sur ce problème, en sorte qu'il puisse se régler.

Merci.  Pour ma part, je vais peut-être tenter un essai, par exemple avec une adresse électronique de type info@videotron.ca

Ceci est ajouté quelques minutes plus tard:  je viens d'adresser un courriel à info@videotron.ca, ainsi qu'à webmaster@videotron.ca, et voici la réponse que j'ai obtenue, une minute après avoir cliqué sur *Send*:

[When trying to deliver your message, the mail server at netscape.ca encountered
permanent problems with the following addresses:
For , the destination server said: 5.1.1 unknown or illegal alias: webmaster@videotron.ca (from videotron.ca:24.201.245.37)
For , the destination server said: 5.1.1 unknown or illegal alias: info@videotron.ca (from videotron.ca:24.201.245.37)]

Si vous me connaissez et êtes abonné chez Vidéotron, je vous ai écrit pour vous souhaiter Bonne année 2009, mais les serveurs de Vidéotron ont retourné les messages avec mention *server not responding*.  Je vous souhaite donc, ici et maintenant, Bonne, heureuse et sainte année (civile) 2009.

: ) †

vendredi 2 janvier 2009

Le Bye Bye 2008


Bonne année 2009!

Si certains d'entre vous désirez fournir une rétroaction à Véronique Cloutier et à Louis Morrissette, sur le Bye Bye 2008, l'adresse électronique, que je viens de rechercher et de trouver, est la suivante:

lettresvero@novem.biz

J'espère que Radio-Canada en redemandera, car j'ai bien apprécié le type d'humour, cette fois, contrairement aux deux ou trois Bye Bye précédents, qui m'avaient laissé mauvais goût, avec une certaine honte du type de *culture* de mes compatriotes de souche.

Lorsqu'on regarde le Bye Bye une seconde fois, le lendemain soir, et qu'il nous fait autant rire que la première fois, c'est qu'il était bon.

Bravo et merci d'un Bye Bye 2008 vraiment divertissant.

vendredi 19 décembre 2008

Le Temps de LA Fête: Noël!


Extrait de ZENIT, 17 décembre, avec remerciements

Note:  Que Noël soit véritablement le 25 décembre ou que, selon d'autres calendriers, la Nativité se situe à une autre date, il demeure qu'un jour par an, nous fêtons Celui qui a changé pour le mieux le cours de l'Histoire.

La Nativité, événement historique et remède à l’absurde
Catéchèse de Benoît XVI

 
ROME, Mercredi 17 décembre 2008 (ZENIT.org) - À Noël, les chrétiens célèbrent un événement historique qui est un remède à l'absurde, fait observer en substance Benoît XVI en méditant sur l'universalité de la fête de Noël, à l'occasion de l'audience du mercredi.

Le pape a tenu la dernière audience hebdomadaire de l'année civile ce matin en la salle Paul VI du Vatican devant quelque 5,000 visiteurs de divers continents. Il les a salués en italien, en français, en anglais, en allemand, en espagnol, en polonais et en slovaque.

Benoît XVI a notamment insisté sur le caractère historique de l'événement que Noël célèbre, en disant:  «À Noël, nous ne nous limitons donc pas à commémorer la naissance d'un grand personnage; nous ne célébrons pas simplement et de façon abstraite le mystère de la naissance de l'homme ou le mystère de la vie en général; pas plus que nous ne fêtons seulement le début de la nouvelle saison.  À Noël, nous rappelons quelque chose de très concret et d'important pour les hommes, quelque chose d'essentiel pour la foi chrétienne, une vérité que saint Jean résume dans ces quelques paroles:  
'Le Verbe s'est fait chair'.  Il s'agit d'un événement historique que l'évangéliste Luc se préoccupe de situer dans un contexte bien déterminé:  au cours des jours où parut l'édit du premier recensement de César Auguste, lorsque Quirinius était déjà gouverneur de Syrie.  C'est donc dans la nuit d'une date historique qu'eut lieu l'événement de salut qu'Israël attendait depuis des siècles».

Citant implicitement le chapitre 9 du livre d'Isaïe, que l'Église lit la nuit de Noël - «le Peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière» - , le pape a ajouté:  «Dans l'obscurité de la nuit de Bethléem s'alluma réellement une grande lumière:  le créateur de l'univers s'est incarné, s'unissant de façon indissoluble à la nature humaine, au point d'être réellement 'Dieu de Dieu, lumière de lumière', et dans le même temps homme, vrai homme».

Mais Benoît XVI a proposé une lecture nouvelle du terme «le Verbe» en soulignant que Dieu redonne «sens» à la vie de l'homme par son incarnation: «Ce que Jean appelle en grec ho logos - traduit en latin Verbum - 'le Verbe' - signifie également 'le Sens'.  Nous pourrions donc comprendre ainsi l'expression de Jean:  le 'Sens éternel' du monde est devenu tangible à nos sens et à notre intelligence; nous pouvons à présent le toucher et le contempler (cf. 1 Jn 1, 1)».

Et d'insister sur la proximité de Dieu en disant:  «Le 'Sens' qui s'est fait chair n'est pas simplement une idée générale présente dans le monde; il s'agit d'une 'Parole' qui nous est adressée.  Le Logos nous connaît, nous appelle, nous guide.  Il ne s'agit pas d'une loi universelle, au sein de laquelle nous accomplissons un rôle, mais il s'agit d'une Personne qui s'intéresse à chaque personne:  c'est le Fils du Dieu vivant, qui s'est fait homme à Bethléem».

«À beaucoup hommes, et d'une certaine façon à nous tous, cela semble trop beau pour être vrai, a fait observer le pape.  En effet, on nous répète ici:  oui, il existe un sens, et le sens n'est pas une protestation impuissante contre l'absurde.  Le Sens a un pouvoir:  c'est Dieu.  Un Dieu bon qui ne doit pas être confondu avec un quelconque être très-haut et lointain, auquel il ne nous serait jamais donné d'arriver, mais un Dieu qui s'est fait notre prochain et qui est très proche de nous, qui a du temps pour chacun de nous et qui est venu pour demeurer avec nous».

La petitesse de l'enfant est capable de faire fondre l'orgueil, a souligné Benoît XVI:  « Et alors, nous nous demandons spontanément:  'Une telle chose est-elle possible?  Est-il digne de Dieu de se faire enfant?  Pour tenter d'ouvrir le cœur à cette vérité qui illumine l'existence humaine tout entière, il faut plier l'esprit et reconnaître la limite de notre intelligence.  Dans la grotte de Bethléem, Dieu se montre à nous comme un humble 'enfant' pour vaincre notre orgueil».

Libéré de l'orgueil, l'homme peut aimer, conclut le pape:  «Peut-être nous serions-nous inclinés plus facilement devant la puissance, devant la sagesse; mais Lui ne veut pas que nous nous inclinions; il fait au contraire appel à notre cœur et à notre libre choix d'accepter Son amour.  Il s'est fait petit pour nous libérer de cette prétention humaine de grandeur qui jaillit de l'orgueil; il s'est incarné librement pour nous rendre véritablement libres, libres de l'aimer».

samedi 29 novembre 2008

Bon, heureux et saint Nouvel An chrétien!


Le samedi 29 novembre 2008

Pour tous les chrétiens et donc, pour nous aussi catholiques, le Nouvel An commence au coucher du soleil, la veille du premier dimanche de l’Avent.

Bon, heureux et saint Nouvel An liturgique! Puisse ce Nouvel An vous apporter santé, amour, sainteté, avec une aimable prospérité et la reconnaissance d’apprécier tous ces bienfaits.

Nous sommes tous en pèlerinage ici-bas. Au dernier jour de notre vie terrestre, nous ne pourrons rien emporter de nos possessions temporelles. Voilà pourquoi il importe d’avoir soin de notre âme et d’être des veilleurs qui prient. Il est étrange de penser que nous paraîtrons devant Dieu sans même une boîte de chocolats ni une bouteille de vin pour essayer de Le mettre «dans notre manche»; c’est alors que l’état de notre âme revêtira la plus grande importance.

Je transcris ci-dessous les paroles d'une chanson qui n'est pas d'hier, mais qui peut nous aider à mieux saisir le sens de la Nativité.

La plus belle nuit (Charles Trenet)

La plus belle nuit,
Depuis la nuit des temps,
C'est la nuit de Noël,
La nuit d'un pauvre enfant,
De Jésus, Fils de Dieu,
Descendu sur la terre,
Pour que les cœurs anxieux,
Ne soient plus solitaires.

Pour que la paix du monde,
Arrive et qu'ici-bas,
L'espoir, la charité,
Viennent guider nos pas,
Ô joie de Bethléhem,
Merci pour ta lumière,
Qui change en un seul jour,
La face de la terre.

(Refrain) Noël, Noël, Jésus est né,
C'est la plus belle nuit de l'année.
Noël, Noël, Noël, Noël,
Noël, Jésus, est éternel.

Ouvrier du Seigneur,
Parmi les ouvriers,
Ne quittant ton travail,
Que pour aller prier,
Mon Dieu de Nazareth,
À l'enfance tranquille,
Jésus, tu vas grandir,
Humble, doux et docile.

La maison de ton Père,
Est le temple de Dieu,
C'est là que tu promets,
Le Royaume des Cieux,
À ceux qui te suivront,
Et qu'enfin tu pardonnes,
En mourant sur la Croix,
Tous les péchés des hommes.

(Refrain)
Noël, Noël, Jésus est né,
C'est la plus belle nuit de l'année.
Noël, Noël, Noël, Noël,
Noël, Jésus, est éternel.


Ces dernières semaines, plusieurs d'entre vous avez sûrement remarqué un phénomène qui semble prendre de l'ampleur: l'occultation presque généralisée de mots chers aux chrétiens: Noël, fête de Noël, Nativité, Jésus-Christ. Quelques sociétés commerciales, par exemple La Baie, Canadian Tire, Brault et Martineau, et Rogers, font mention de Noël, ce qui les honore grandement. Presque partout ailleurs, l'on parle de «Temps des Fêtes», l'écrivant même, en certains cas, avec l'«f» minuscule, en harmonie avec une certaine nouvelle «éthique» dont se réclament certains, ce qui les exempte, croient-ils, de rendre grâces de ce qu'ils ont. Regardons bien aller cette nouvelle éthique, qui ne fera rien pour rendre meilleur le genre humain dans son ensemble, à preuve combien de commerces qui, pour s'enrichir au maximum, n'ont aucun scrupule à mettre sur le marché des aliments contaminés ou des produits dangereux. Une simple éthique demeurera toujours fragile à se voir sacrifier au «bottom line», ce qui n'a rien de rassurant.

Les êtres pour lesquels Noël ne signifie rien de spécial ne retirent aucun avantage d'un comportement, de notre part, en lequel nous occultons le Nom de Dieu, le Nom de Jésus, le nom de la Fête de Noël, renonçant par le fait même à notre devoir de témoins. Il ne s'agit pas de se mettre en colère, mais d'informer nous-mêmes, par courriel, les commerçants qui paganisent ou banalisent Noël, que nos ancêtres se sont fréquemment privés de petites douceurs qui leur auraient bien fait plaisir, compte tenu qu'ils travaillaient six jours par semaine, pour soutenir, ici au Québec, une Église au sujet de laquelle les conquérants britanniques leur avaient dit carrément: «Si vous voulez des écoles catholiques, construisez-vous-en», ou «Si vous voulez des églises catholiques françaises, bâtissez-les vous-mêmes». Ce que nos ancêtres ont fait, avec beaucoup de conviction. Or, de plus en plus, au nom d'accommodements malcommodes, ainsi que je les appelle, nous renions, en ayant la mémoire trop courte, la foi qui animait nos ancêtres et leur donnait le cœur léger au travail, même quand ce travail était ardu et prolongé.

Au terme de notre vie temporelle, nous ne retournerons pas à une statue, ni à quelque objet sculpté de mains humaines. Nous retournerons à Celui qui nous a donné la vie, non parce que la vie est un party, non parce que la vie est tout le temps facile, mais parce qu'elle est notre terrain d'apprentissage pour un verbe en particulier: aimer. Et, pour apprendre à aimer, encore aujourd'hui, le meilleur exemple demeure Jésus-Christ.

Un fait historique qui n'est pas une coïncidence, mais un bel accident de parcours permis par Dieu, devrait nous remplir d'émerveillement: le nom hébreu «Bethléem» signifie littéralement «Maison du Pain»: première demeure, ici-bas, de Celui qui est littéralement Pain de Vie et qui nous a laissé quelque chose de très grand tout en étant d'une simplicité enfantine: le pain bénit de l'Eucharistie, non pas une simple figure, mais Son Corps, offert en nourriture pour la vie de notre âme.

Il n'y a aucun mal à faire honneur à un bon repas, avec reconnaissance. Si Dieu me permet un beau repas de Noël, je le prendrai avec reconnaissance. Je vais faire mon bénédicité, demander que tous aient à manger sur cette terre, puis savourer avec reconnaissance. Pas question de «bouffe», qui signifie manger mal, et malproprement.

Dieu bénisse notre petit monde énervé et l'aide à comprendre que Noël n'est pas l'une quelconque des fêtes incluses dans ce que les commerçants désignent frileusement sous l'expression de *Temps des Fêtes*, mais l'anniversaire de naissance de Celui qui nous a aimés le premier et qui, en 2008, demeure le Premier à nous aimer, Amen!

Bon et heureux Nouvel An chrétien/catholique, et Paix à notre monde en ce Temps de l'Avent!

xoxo : ) †


dimanche 28 septembre 2008

Tous pour un - Alain Laperrière, pompier à Montréal


Lien Internet vers formule: https://www.premier.gouv.qc.ca/premier-ministre

Note au lecteur:

«Tous pour un» signifie d'aller lire, sur l'Internet, en inscrivant sur Google *Alain Laperrière*, ensuite, si votre cœur y est disposé, d'écrire à qui vous le voudrez pour essayer de faire avancer les choses. Si c'était vous qui étiez en pareille situation, vous aimeriez sûrement qu'il se trouve des gens pour penser aux autres, cinq minutes, et vous appuyer. Merci à l'avance.

: ) †

Le dimanche 28 septembre 2008, 13h11 ici

Cher Premier Ministre Charest,

J'ai coché la case *Autre*, car il s'agit à la fois de justice, de relations du travail, de solidarité sociale, de famille et de communication.

Il faut écrire *site Internet*, au lieu que *site Web*, dans la présente formule. Soit dit entre parenthèses.

J'ai connaissance d'une situation d'injustice terrible, qui rejoint en partie la situation de bagarres au hockey.

Pendant nombre d'années, il a prévalu une culture où les entraîneurs de hockey poussaient de jeunes joueurs à provoquer des bagarres, ou à y participer. Ceux qui refusaient de se battre étaient considérés comme des moumounes et se voyaient persécuter par leur groupe de camarades. Nous essayons actuellement de faire évoluer cette culture.

Or, au sein du Service d'incendies de Montréal (SIM), il existe une culture, tout autant désuète, où les sapeurs-pompiers qui, dans le but de garder la paix à la maison et de cultiver une bonne relation avec leur épouse, sont persécutés par le corps professionnel auquel ils appartiennent, lorsqu'ils déclarent ouvertement ne pas être intéressés à boire à l'excès, à blasphémer, ni à regarder de vidéos moches ou contaminants.

Au printemps dernier, en faisant le tour des stations de télévision, j'ai regardé une entrevue entre l'animateur Denis Lévesque et un pompier de Montréal, Alain Laperrière. Alain Laperrière a pour épouse Marie-Claude Langlois et, ensemble, ils ont eu trois enfants qui sont encore tout jeunes.

Au début de sa carrière comme sapeur, vers l'âge de 20 ans, quelqu'un a appris qu'Alain était vierge. Vous pouvez imaginer les remarques, mais aussi les persécutions, qui en ont résulté. Ces faits ont été relatés dans La Presse, dans un article signé Michèle Ouimet.

Depuis quelque temps, Alain Laperrière, comme suite à toutes sortes de tassage dans le coin et de persécutions dont certaines ont même comporté des actes répugnants, par exemple uriner sur son équipement professionnel, a été affecté à un emploi de bureau. Comme il a vraiment la vocation de pompier, il est très malheureux en ce travail et a songé à bien des choses, notamment mettre fin à ses jours, démissionner, etc.

Son syndicat ne l'aide pas, la Ville n'a pour ainsi dire rien fait, et personne ne semble se porter à sa défense. Je ne connaissais pas Alain avant d'avoir regardé l'entrevue qu'il a accordée à Denis Lévesque, mais d'après tout ce que j'ai pu lire sur l'Internet, à son sujet, il fait un excellent travail et l'unique raison de toutes les persécutions est qu'il n'est pas comme les autres, et ne veut pas donner son assentiment à certains actes vulgaires que d'autres, parmi ses confrères, regardent comme normaux.

Je crois que si, dans votre rôle de Premier Ministre, il existait des éléments qui entraient directement en conflit, moralement ou autrement, avec une saine relation de couple avec Michou, vous aussi, aimeriez que l'on vous exempte de toute forme de persécution et que l'on vous permette, à la fois de bien effectuer votre travail et, une fois rentré à la maison, d'être moralement et affectivement apte à garder une bonne relation avec votre épouse. Or, Alain s'est en quelque sorte vu imposer un choix injuste: garder l'approbation de ses confrères OU demeurer un père et un époux digne de ce nom.

En raison de toutes les persécutions, et d'une certaine conspiration entre casernes, chaque fois qu'Alain a été muté d'une caserne à une autre, sur une période de 13 ans environ, tout le monde était déjà prévenu contre lui, de sorte que le changement de caserne ne lui permettait nullement que la situation ne change, mais le bal continuait.

Depuis quelques jours, Alain est en congé de maladie, pour cause d'anxiété, car les directeurs du bureau où il a abouti essaient de le faire démissionner. Rien d'étonnant qu'il soit anxieux, comment peut-on respirer normalement et faire du bon travail lorsqu'on se sent comme un canard, traqué par des chasseurs armés.

J'ai écrit au Dr Phil Show, car justement, la semaine dernière, dans la vague d'un film qui est sorti en salle récemment, et portant sur les relations de couple difficiles que vivent les membres du corps policier, de même que les sapeurs, Dr Phil avait invité, à son émission, un policier et un pompier. Cela tombait bien, car j'avais repensé à la situation d'Alain, me demandant ce que je pourrais bien faire pour l'appuyer.

Pour lire d'autres renseignements, l'on peut visiter le site coderouge.com, le site du SIM, ou écrire à Alain Laperrière à l'adresse électronique que je vous fournis ici (adresse électronique fournie).

C'est un bon jeune homme, qui se présente bien, et je n'ai aucun doute qu'il est un bon époux et un bon père. Il est aussi sensible qu'il est fort, ce qui n'est pas peu dire, mais je crains que si personne ne l'encourage, il ne sera pas avec nous beaucoup plus longtemps, car il est découragé, ce qui, en de telles circonstances, se comprend aisément.

Vous pouvez voir une photo de lui et de son épouse en inscrivant, sur Google *Alain Laperrière*, vous verrez un site où le nom de son épouse est mentionné aussi, et sur ce site, il y a une photo du couple Laperrière-Langlois.

Je vais prévenir Alain que je vous ai écrit, cela l'encouragera un peu.

J'ai écrit au Maire de Montréal dès le printemps dernier, mais selon ce que m'a écrit Alain, la situation ne s'est pas améliorée, ce pourquoi j'ai pensé vous écrire, me disant que l'on ne sait jamais et que vous pourriez peut-être faire quelque chose pour faire avancer ce dossier.

L'histoire d'Alain Laperrière ferait sûrement un bon film.

Veuillez m'excuser si j'ai fait des coquilles, car le texte, ici, est très petit, de sorte que je ne vois pas très bien ce que j'écris.

Je vous prie d'agréer, Monsieur Charest, mes salutations distinguées, et mes remerciements, à l'avance, de tout ce que vous pourrez faire pour corriger cette injustice.

Alex
Alex J. Glass
Écrivain catholique et réviseur linguistique
Montréal, centre-ville
: ) (croix)

P.-S. Aucune restriction de diffusion, le but premier étant que l'on fasse tout en notre pouvoir pour sauver la vie à quelqu'un qui a toujours été là pour sauver la vie à d'autres. Merci. : )

samedi 19 avril 2008

Une vie gâchée selon qui?


Montréal, le samedi 19 avril 2008, 16h

Il n’est pas bon de se poser trop de questions.

Depuis deux semaines environ, je m’impose une balade à pied, tous les deux jours. L’objectif de la première balade était de trouver du Koji; je ne voulais pas téléphoner à l’avance, au magasin, pour demander s’ils avaient de Koji en stock, préférant que la promenade soit aussi gratuite que possible et ne soit liée à aucune gratification particulière.

La promenade me permet, l’espace d’une heure ou deux, d’échapper à la vibration, ainsi que de prendre, non un bain de foule, mais un bain d’oiseaux (sourire), au sortir d’un hiver qui n’a guère permis de balades insouciantes, en raison du nombre de (véritables) tempêtes de neige que nous avons connu. Il fait bon entendre de nouveau, non pas ces city-gulls (goélands de ville), comme je les appelle, ni non plus les pigeons, mais ces petits moineaux ou roitelets dont les seuls objectifs semblent de picorer et de chanter.

Il ne sert à rien de se mettre en dépression en pensant que l’on a peut-être *gâché sa vie*, puisque finalement, c’est quoi, gâcher sa vie, et ce diagnostic est émis par qui, peut-être par des gens qui n’ont pas fait mieux et qui ne sont même pas conscients de leur propre *gâchis*.

Si quelqu’un ne croit pas à la vie éternelle et met tous ses œufs dans l’unique panier de la vie ici-bas, gâcher sa vie ne représente presque rien. À l’échelle du cosmos et de l’Histoire, une vie de mortel, gâchée, est bien peu de chose et je doute que cela impressionne beaucoup les vers de terre si un être humain, n’importe lequel, a prétendûment *gâché sa vie*.

Si quelqu’un croit à la vie éternelle et met tous ses œufs dans l’unique panier d’une vie qui n’aura jamais de fin, et dont il aura à rendre compte à Dieu, au dernier jour de sa vie temporelle, il faudrait, pour *gâcher sa vie*, qu’il ait détourné le regard, détourné ses pas, détourné l’oreille mille et une fois, pour éviter de voir, de rencontrer ou d’écouter qui lui tendait la main, qui réclamait son aide, son appui, son écoute. Dans l’optique de la foi, même si quelqu’un a, mille et une fois, détourné le regard, il lui suffit de s’amender et, la mille deuxième fois, de parcourir un kilomètre, que dis-je? deux kilomètres, avec qui lui demande de l’accompagner pendant un kilomètre.

Il se pourrait que j’aie *gâché ma vie* en allant passer une heure et demie dans le campus de McGill, cet après-midi. Personne ne m’y a tendu la main, ne m’a demandé de l’accompagner pendant un kilomètre. L’important est d’avoir eu le cœur ouvert et d’avoir respiré. Le reste m’est impossible à vérifier, et je pourrais avoir tout autant gâché ma vie en renonçant à une promenade qui m’a fait du bien, et au retour de laquelle j’avais envie d’écrire quelque chose.

Quand je passe plusieurs semaines sans rien écrire ici, c’est que je me mets trop de pression. Je voudrais prendre ce que j’ai appris et le tasser en deux courts paragraphes. Avec toute cette pression, les idées se mettent à tourbillonner et je permets à d’autres préoccupations, trop pratiques, peut-être trop alimentaires, de tourbillonner avec le reste, et je finis par me dire que je n’y arriverai *jamais*.

Je sais pourquoi je n’ose pas assez souvent. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais à force de ne pas recevoir d’encouragement, l’on tombe dans le piège de s’évaluer selon le regard des autres, au lieu de se demander à soi-même ce que l’on aurait envie de partager, ce que l’on aurait envie de dire, ce que l’on aurait envie de faire. Ou bien l’on craint de se faire dire non, ce qui n’est agréable pour personne.

Un jour, en 1999 ou en 2000, je me suis dit qu’il n'importait guère que ma vie soit gâchée ou non, et que l’essentiel était de considérer ce dont je dispose, à tous points de vue, et d’essayer d’en faire quelque chose d’intéressant, ne serait-ce que 15 minutes par jour. Ainsi, le reste s’en trouverait ensoleillé, en quelque sorte un peu réparé.

Et puis il est impossible de gâcher sa vie si l’on aime, peu importe que, selon d’autres, cet amour soit payé de retour, récompensé, ou autrement nourri. L’essentiel est d’agir, lorsqu’on voit un chemin, de suivre ce chemin et de résister à la tentation de regarder en arrière. Si l’on peut se rappeler, aujourd’hui, un seul jour où quelqu’un a eu besoin de nous et que nous avons su être là, parcourir de bon cœur deux kilomètres (ou plus) avec cette personne, c’est déjà beaucoup.


dimanche 23 mars 2008

Joyeuses Pâques!


Dimanche de la Résurrection, 23 mars 2008
Montréal 13h36

Joyeuses Pâques!

Agneau immolé, Agneau vainqueur. Voilà, en quatre mots, ce que représente pour moi, spirituellement, la fête de Pâques. Supplice non désiré, mais assumé; souffrance physique et morale non désirée, mais acceptée, pour un plus grand bien qui viendra plus tard.

Pour nombre d'humains, surtout quand la vie leur est douce, l'apparence de l'échec est insupportable et leur inspire dédain, défiance, mépris. Pour nombre d'autres, qui ont connu autre chose, l'apparence de l'échec, selon la définition du *succès* ici-bas, inspire une grande espérance, car lorsque tout semble perdu, Dieu entre en action.

Ceux, parmi les êtres que j'ai connus et aimés, qui ont, selon les termes de la Bible, *pris le chemin de tout le monde*, faisaient-ils partie des *gagnants*, selon le monde, ou des *perdants*, selon le monde? Je dirais qu'ils ont été des gagnants selon le cœur et des perdants selon le monde.

Pâques, c'est le feu d'artifices de Dieu, hommage à tout être qui, dans le doute, choisit d'aimer encore, d'aimer toujours, d'aimer quand même, quelles que puissent être les récompenses en ce monde.

Les lys de Pâques que nous connaissons ici-bas, si beaux soient-ils, ne sont encore rien, comparativement aux vrais lys que nous verrons plus tard, quand nous aurons traversé le voile tout mince qui nous empêche présentement de voir Dieu face à face. Et alors nous comprendrons pleinement le sens des paroles de saint Benoît: «Nul œil n'a vu, nulle oreille n'a entendu, ce que Dieu a préparé pour ceux qui L'aiment». J'ai foi qu'un jour viendra où nous serons tous heureux en même temps: imaginez la fête!

Dieu bénisse tous ceux que j'aime, Dieu bénisse en double ceux que je n'aime pas assez, et nous donne à tous, en ce jour qui appartient tout entier à l'Agneau Vainqueur, de beaux moments de joie et d'émerveillement.

Joyeuses Pâques!
xoxo : ) †


samedi 22 mars 2008

Samedi Saint, 22 mars 2008

Source: ZENIT.org, avec remerciements

Méditation
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Mais Jésus est-il vraiment ressuscité ?
Le P. Cantalamessa commente l’Évangile du Dimanche de Pâques

ROME, Vendredi 21 mars 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le commentaire de l'Évangile du dimanche 23 mars, Dimanche de Pâques, proposé par le père Raniero Cantalamessa, OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20, 1-9

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: «On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis.» Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après
l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.

© Copyright AELF - Paris - 1980 - 2006 tous droits réservés

Dimanche de Pâques

Il est ressuscité!

L'ange dit aux femmes qui s'étaient rendues au sépulcre, le matin de Pâques: «N'ayez pas peur! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié? Il est ressuscité». Mais Jésus est-il vraiment ressuscité? Quelles garanties avons-nous qu'il s'agit d'un fait qui s'est réellement produit et non d'une invention ou d'une suggestion? Saint Paul, écrivant pas plus de vingt-cinq ans après les faits, dresse la liste des personnes qui l'ont vu après sa résurrection, la plupart étant encore en vie (1 Co 15, 8). De quel fait de l'antiquité avons-nous des témoignages aussi forts que de celui-ci?

Mais il y a également une observation générale qui peut nous convaincre de la véracité de ce fait. Au moment de la mort de Jésus, les disciples se sont dispersés; son cas est clos: «Nous espérions que c'était lui ...», disent les disciples d'Emmaüs. De toute évidence, ils ont cessé d'espérer en lui. Et tout à coup, nous retrouvons ces mêmes hommes proclamer de manière unanime que Jésus est vivant et affronter, par suite de ce témoignage, des procès, des persécutions et, enfin, l'un après l'autre, le martyre et la mort. Qu'est-ce qui a pu déterminer un changement si radical, si ce n'est la certitude qu'il était vraiment ressuscité?

Ils n'ont pu se tromper, car ils ont parlé et mangé avec lui après sa résurrection; et c'étaient des hommes concrets, pas faciles à exalter. Eux-mêmes, au début, doutent et refusent de croire. Ils ne peuvent non plus avoir voulu tromper les autres car, si Jésus n'était pas ressuscité, les premiers à être trahis et à y laisser la vie, c'étaient précisément eux. Sans le fait de la résurrection, la naissance du christianisme et de l'Église devient un mystère encore plus difficile à expliquer que la résurrection elle-même.

Ce sont quelques arguments historiques, objectifs, mais la preuve la plus grande que le Christ est ressuscité est qu'il est vivant! Vivant, non parce que nous le gardons en vie en parlant de lui, mais parce que lui nous garde en vie, nous transmet le sentiment de sa présence, nous fait espérer. «Celui qui croit au Christ le touche», disait saint Augustin; et les croyants authentiques savent que cette affirmation est vraie.

Ceux qui ne croient pas à la réalité de la résurrection ont toujours émis l'hypothèse que la résurrection aurait été un phénomène d'autosuggestion; les apôtres ont cru voir. Mais si cela était vrai, ce serait en définitive un miracle aussi grand que celui que l'on veut éviter de reconnaître. Cela suppose en effet que des personnes différentes, en des situations et des lieux différents, aient toutes eu la même hallucination. Ceux qui reçoivent des visions imaginaires sont en général ceux qui les attendent et les désirent intensément mais, après les événements du Vendredi Saint, les apôtres n'attendaient plus rien.

La résurrection du Christ est, pour l'univers spirituel, ce que fut, selon une théorie moderne, le Big-bang initial, pour l'univers physique: une explosion d'énergie d'une force inouïe, capable d'imprimer le mouvement d'expansion qui dure encore aujourd'hui, plusieurs milliards d'années plus tard. Si l'on enlève à l'Église la foi dans la résurrection, tout s'arrête et s'éteint, comme lors d'une panne d'électricité dans une maison. Saint Paul écrit: «Si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé» (Rm 10, 9). «La foi des chrétiens est la résurrection du Christ», disait saint Augustin. Tous croient que Jésus est mort, même les païens et les agnostiques le croient. Mais seuls les chrétiens croient qu'il est également ressuscité et l'on n'est pas chrétien si on ne le croit pas. En le ressuscitant des morts, c'est comme si Dieu donnait son aval à l'œuvre du Christ, comme s'il y imprimait son sceau. «Dieu a offert à tous une garantie en le ressuscitant des morts» (cf. Ac 17, 31).

Lien Internet: http://www.zenit.org/article-17579?l=french

vendredi 21 mars 2008

Jour sacré


La Passion de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jean

J'ai suivi l'ordre des pistes, sur le disque de JPC où cette pièce, mise en musique par JPC, peut être écoutée et méditée intégralement. Si l'on est dans l'épreuve, ce récit console; si l'on est dans la félicité, il aide à demeurer reconnaissant.

[8]
La Passion de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jean
L. Après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus y avait souvent réuni ses disciples. Judas prit donc avec lui un détachement de soldats, et des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.

Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit:
- Qui cherchez-vous?
L. Ils lui répondirent:
F. Jésus le Nazaréen.
L. Il leur dit:
- C’est moi.
L. Judas, qui le livrait, était au milieu d’eux. Quand Jésus leur répondit: «C’est moi». Ils reculèrent et ils tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau:
- Qui cherchez-vous?
L. Ils dirent:
F. Jésus le Nazaréen.
L. Jésus répondit:
- Je vous l’ai dit: c’est moi.
Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir.
L. (Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite:
«Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés.»)
Alors Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira du fourreau; il frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre:
- Remets ton épée au fourreau. Est-ce que je vais refuser la coupe que le Père m’a donnée à boire?
L. Alors les soldats, le commandant et les gardes juifs se saisissent de Jésus et l’enchaînent.

[9]
Ils l’emmenèrent d’abord chez Anne, beau-père de Caïphe, le grand prêtre de cette année-là. (C’est Caïphe qui avait donné aux Juifs cet avis: Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour tout le peuple.

Simon-Pierre et un autre disciple suivaient Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand prêtre, mais Pierre était resté dehors, près de la porte. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la jeune servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. La servante dit alors à Pierre:
A. N’es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme-là?
L. Il répondit:
D. Non, je n’en suis pas!
L. Les serviteurs et les gardes étaient là; comme il faisait froid, ils avaient allumé un feu pour se réchauffer. Pierre était avec eux, et se chauffait lui aussi.

[10]
Or, le grand prêtre questionnait Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
Jésus lui répondit:
- J’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi me questionnes-tu? Ce que j’ai dit, demande-le à ceux qui sont venus m’entendre. Eux savent ce que j’ai dit.
L. À cette réponse, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant:
A. C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre!
L. Jésus lui répliqua:
- Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?

[11]
L. Anne l’envoya, toujours enchaîné, au grand prêtre Caïphe.

Simon-Pierre était donc en train de se chauffer; on lui dit:
A. N’es-tu pas un de ses disciples, toi aussi?
L. Il répondit:
D. Non, je n’en suis pas!
L. Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista:
A. Est-ce que je ne t’ai pas vu moi-même dans le jardin avec lui?
L. Encore une fois, Pierre nia. À l’instant, le coq chanta.

Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur. C’était le matin. Les Juifs n’entrèrent pas eux-mêmes dans le palais, car ils voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l’agneau pascal. Pilate vint au dehors pour leur parler:
A. Quelle accusation portez-vous contre cet homme?
L. Ils lui répondirent:
F. S’il ne s’agissait pas d’un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré.
L. Pilate leur dit:
A. Reprenez-le, et vous le jugerez vous-mêmes suivant votre loi.
L. Les Juifs lui dirent:
F. Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort.
L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite
pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit:
A. Es-tu le roi des Juifs?
L. Jésus lui demanda:
- Dis-tu cela de toi-même,
ou bien parce que d’autres te l’ont dit?
L. Pilate répondit:
A. Est-ce que je suis Juif, moi? Ta nation et les chefs des prêtres t’ont livré à moi: qu’as-tu donc fait?
L. Jésus déclara:
- Ma royauté ne vient pas de ce monde; si ma royauté venait de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d’ici.
L. Pilate lui dit:
A. Alors, tu es roi?
L. Jésus répondit:
- C’est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci: rendre témoignage à la vérité.
Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix.
L. Pilate lui dit:
A. Qu’est-ce que la vérité?
L. Après cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit:
A. Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
Mais c’est la coutume chez vous que je relâche quelqu’un pour la Pâque: voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?
L. Mais ils se mirent à crier:
F. Pas lui! Barabbas!
L. (Ce Barabbas était un bandit.)

[12]
Alors Pilate ordonna d’emmener Jésus pour le flageller. Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête; puis ils le revêtirent d’un manteau de pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient:
F. Honneur à toi, roi des Juifs!
L. Et ils le giflaient.

Pilate sortit de nouveau pour dire aux Juifs:
A. Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
L. Alors Jésus sortit, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit:
A. Voici l’homme.
L. Quand ils le virent, les chefs des prêtres et les gardes se mirent à crier:
F. Crucifie-le! Crucifie-le!
L. Pilate leur dit:
A. Reprenez-le, et crucifiez-le vous-mêmes; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
L. Les Juifs lui répondirent:
F. Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est prétendu Fils de Dieu.
L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans son palais et dit à Jésus:
A. D’où es-tu?
L. Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors:
A. Tu refuses de me parler, à moi? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher, et le pouvoir de te crucifier?
L. Jésus répondit:
- Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut; ainsi, celui qui m’a livré à toi est chargé d’un péché plus grave.
L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher; mais les Juifs se mirent à crier:
F. Si tu le relâches, tu n’es pas ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur.
L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors; il le fit asseoir sur une estrade à l’endroit qu’on appelle le Dallage (en hébreu: Gabbatha). C’était un vendredi, la veille de la Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs:
A. Voici votre roi.
L. Alors ils crièrent:
F. À mort! À mort! crucifie-le!
L. Pilate leur dit:
A. Vais-je crucifier votre roi?
L. Les chefs des prêtres répondirent:
F. Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur.
L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié, et ils se saisirent de lui.

[13]
Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit en hébreu: Golgotha (nom qui se traduit «Calvaire», c’est-à-dire «Crâne»). Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu.

Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix, avec cette inscription: Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. Comme on avait crucifié Jésus dans un endroit proche de la ville, beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, qui était libellé en hébreu, en latin et en grec. Alors les prêtres des Juifs dirent à Pilate:
F. Il ne fallait pas écrire: «Roi des Juifs»;
il fallait écrire: «Cet homme a dit: Je suis le roi des Juifs».
L. Pilate répondit:
A. Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.
L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux:
A. Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l’aura.
L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture: Ils se sont partagé mes habits; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.

[14]
Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère:
- Femme, voici ton fils.
L. Puis il dit au disciple:
- Voici ta mère.
L. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit:
- J’ai soif.
L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit:
- Tout est accompli.
L. Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

(minute de silence)

[15]
Comme c’était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat, (d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l’on avait crucifiés avec Jésus. Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu’il dit vrai.) Tout cela est arrivé afin que cette parole de l’Écriture s’accomplisse: Aucun de ses os ne sera brisé. Et un autre passage dit encore: Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret, par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème (celui qui la première fois était venu trouver Jésus pendant la nuit) vint lui aussi; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent le corps de Jésus, et ils l’enveloppèrent d’un linceul, en employant des aromates, selon la manière juive d’ensevelir les morts.

Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait là un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore mis personne. Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

mercredi 19 mars 2008

Semaine Sainte


Montréal, le Mercredi Saint, 19 mars 2008, midi

Je retranscris ici ce que j'ai reçu ce matin du site Évangile au Quotidien. Le commentaire du Saint-Père, sur l'Évangile, fournit du matériel de réflexion.

S'il existe encore des êtres, en 2008, pour affirmer ne point avoir la foi, ils peuvent la demander, et ils peuvent aussi demander que leur foi aille grandissant. Il demeure que le passage de Jésus-Christ sur terre constitue un fait historique et, s'il y a, aujourd'hui, des gens qui peuvent dire qu'ils ne croient pas en Dieu, ce n'est pas pour Lui-Même que Dieu a permis que Son Fils Jésus, vrai Dieu ET vrai homme, soit abandonné aux humains, mais parce que, s'Il ne l'avait pas permis et s'Il avait envoyé douze légions d'anges pour épargner à Jésus le supplice de la Croix, il y a longtemps que le monde L'aurait oublié. Donc, ce n'est pas à cause de la nature de Dieu que la Croix a été rendue nécessaire, mais à cause de la nature humaine. C'est là que nous ne pouvons faire la leçon à personne, ni à Pierre, ni à Judas, et que sitôt que nous avons la nature humaine, nous portons en nous, et la capacité de trahir, et la capacité de prier de ne jamais trahir. Quoi qu'il en soit, notre bonté n'est jamais le fait de notre petit mérite personnel, mais un reflet de l'immense bonté de Dieu, que nous n'avons qu'à demander, si nous désirons Lui ressembler.

Lien Internet: http://www.levangileauquotidien.org
Texte pour ce Mercredi Saint
Fête de saint Joseph, époux de la Vierge Marie

Commentaire du jour
Pape Benoît XVI: «L’un de vous va me livrer»

Lectures du jour

Psaume 69(68), 8-10.21-22.31.33-34.
C'est pour toi que j'endure l'insulte, que la honte me couvre le visage: je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère. L'amour de ta maison m'a perdu; on t'insulte, et l'insulte retombe sur moi.

L'insulte m'a broyé le cœur, le mal est incurable; j'espérais un secours, mais en vain, des consolateurs, je n'en ai pas trouvé. À mon pain, ils ont mêlé du poison; quand j'avais soif, ils m'ont donné du vinaigre.

Et je louerai le nom de Dieu par un cantique, je vais le magnifier, lui
rendre grâces. Les pauvres l'ont vu, ils sont en fête: «Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu!» Car le Seigneur écoute les humbles, il n'oublie pas les siens emprisonnés.


Mt [Matthieu] 26,14-25
Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?» Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?»

Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: 'Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.'»

Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer.» Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?» Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!»

Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?» Jésus lui répondit: «C'est toi qui l'as dit!»

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Commentaire du jour
Pape Benoît XVI
Audience générale du 18 octobre 2006 (trad. DC n° 2368 © Libreria Editrice Vaticana)

«L’un de vous va me livrer»

Pourquoi Judas a-t-il trahi Jésus? La question est l'objet de diverses hypothèses. Certains recourent au fait de sa cupidité; d'autres soutiennent une explication d'ordre messianique: Judas aurait été déçu de voir que Jésus n'insérait pas dans son programme la libération politico-militaire de son pays. En réalité, les textes évangéliques insistent sur un autre aspect: Jean dit expressément que «le démon a inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer» (Jn 13,2). Luc écrit de manière analogue: «Satan entra en Judas, appelé Iscariote, qui était au nombre des Douze» (Lc 22,3). De cette manière, on va au-delà des motivations historiques et on explique l'affaire d'après la responsabilité personnelle de Judas, qui céda misérablement à une tentation du Malin. La trahison de Judas demeure en tout cas un mystère. Jésus l'a traité d'ami (Mt 26,50) mais, dans ses invitations à le suivre sur la voie des Béatitudes, il n'a pas forcé les volontés et ne les a pas prémunies contre les tentations de Satan, respectant la liberté humaine.

Rappelons-nous que Pierre voulut lui aussi s'opposer à Jésus et à ce qui l'attendait à Jérusalem, mais il reçut un très vif reproche: «Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes!» (Mc 8,32-33). Après sa chute, Pierre s'est repenti et a trouvé pardon et grâce. Judas s'est lui aussi repenti, mais son repentir a dégénéré en désespoir et est ainsi devenu autodestruction. ... Gardons bien présentes deux choses. La première: Jésus respecte notre liberté. La seconde: Jésus attend notre disponibilité au repentir et à la conversion; il est riche en miséricorde et en pardon.

Du reste, quand nous pensons au rôle négatif joué par Judas, nous devons l'insérer dans la conduite supérieure des événements de la part de Dieu. Sa trahison a conduit Jésus à la mort, mais celui-ci a transformé cet horrible supplice en un espace d'amour salvifique et en remise de soi à son Père (Ga 2,20; Ep 5,2.25). Le verbe «trahir» est la traduction d'un mot grec qui signifie «remettre, livrer». Parfois, son sujet est même Dieu en personne: c'est lui qui par amour a «livré» Jésus pour nous tous (Rm 8,32). Dans son mystérieux projet salvifique, Dieu saisit le geste inexcusable de Judas comme occasion de don total du Fils pour la rédemption du monde.

Source: http://www.levangileauquotidien.org

mardi 4 mars 2008

Note: Les commentaires anonymes ne sont pas autorisés.

Montréal, le mardi 4 mars 2008, 16h40
Note: Les commentaires anonymes ne sont pas autorisés. Cependant, si vous avez des remarques à formuler et avez l'intégrité de vous faire connaître, il me fera toujours plaisir d'y répondre. Merci.

Livre à partager


Montréal, le mardi 4 mars 2008

Si vous souffrez d'une maladie grave, ou connaissez quelque grand malade, qu'il s'agisse de maladie chronique ou de maladie mentale, je recommande fortement un tout petit mais substantiel ouvrage publié en anglais sous le titre «Zen Macrobiotics», et intitulé, en français, «Le Zen Macrobiotique». J'ai découvert cet ouvrage en 1983 et l'ai souvent relu, depuis. C'est le genre de livre qui peut changer une vie, pour peu que l'on y soit réceptif, et qui se trouve aisément chez tout bon magasin d'aliments naturels. Ce n'est pas un ouvrage à emprunter à la bibliothèque, car il coûte si peu que l'on veut en faire une lecture de chevet.

L'auteur, Georges Ohsawa, d'origine japonaise, a été condamné par la médecine traditionnelle alors qu'au jeune âge de 20 ans, il était atteint de tuberculose. Incapable d'avaler un tel diagnostic, il a parcouru l'Europe et l'Asie, en quête d'une cure naturelle. Le fait d'avoir trouvé une telle cure, après nombre d'années d'exploration, d'étude et d'expérimentation, lui a permis de vivre jusqu'à l'âge respectable de 73 ans, ce qui n'a rien de négligeable, compte tenu qu'il était fumeur et appréciait bien le whisky.

Zen Macrobiotics
Georges Ohsawa
ISBN 9780918860545
Édition originale, 1965

La version française de cet ouvrage de 120 pages environ coûte un peu plus cher que la version originale anglaise, cette dernière disponible au coût d'environ 7$ à 10$.

Le Zen Macrobiotique
ou l'Art du rajeunissement et de la longévité
Georges Ohsawa
ISBN 978-2-7116-4133-8

Chaque fois que je relis cet ouvrage et que je renoue avec la merveilleuse simplicité du régime 7, je redécouvre la valeur de cet ouvrage, ainsi que tous les bienfaits de ce mode d'alimentation, qui est également un mode de vie et une disposition d'esprit.

J'y ai relu, le week-end dernier, à titre d'exemple, que toute maladie de peau a pour cause des reins fatigués, surmenés, et que la cure consiste, tout simplement, à adopter le régime 7 et à limiter le plus possible l'apport en liquides. Le régime en question est encore plus bénéfique pour les grands malades, surtout pour ceux qui se sentent enchaînés à des prises de médicaments plusieurs fois par jour.

Bonne lecture.

Assurance contre le feu

Montréal, le mardi 4 mars 2008

J'ai reçu ce matin, joint au courriel d'un frère spirituel, une vidéo ayant trait à la prévention d'incendies, au foyer, lorsqu'on fait de la grande friture. Comme l'on ne peut sanctifier que le moment présent et que tout le monde est messager, je résume ici le message contenu dans la vidéo.

Avant d'allumer le feu pour faire chauffer de l'huile à friture, méditer deux instructions importantes: se tenir prêt à mettre l'élément de la cuisinière à OFF, et garder sous la main une serviette pré-humectée, de bonnes dimensions, au cas où le feu prendrait accidentellement dans le chaudron. Si cela se produit, mettre immédiatement l'élément à OFF, puis recouvrir le chaudron avec la serviette humide. Ne rien faire d'autre, hors bien sûr se tenir prêt à composer 9-1-1 si jamais ces précautions n'ont pu empêcher l'incendie.

Si vous faites régulièrement de la grande friture, ces conseils vous seront peut-être moins nécessaires, mais advenant que la dernière fois remonte à un an ou deux, ces deux consignes de sûreté pourraient vous épargner un déménagement.

Bonne journée!

mardi 12 février 2008

Société d'irresponsables?

C'est une jolie société d'irresponsables en laquelle nous nous trouvons lorsque CTV mène un sondage auprès de son auditoire, pour lequel la question de ce soir est: Loto-Québec devrait-elle assumer les problèmes auxquels font face les amateurs de jeu? et que 70% des répondants répondent: Oui.

Dans le même ordre d'idées, il faudrait peut-être demander à la SAQ (Société des alcools du Québec) d'assumer le traitement de tout buveur excessif ... Et aux compagnies de bacon d'assumer le traitement de toute personne qui consomme leur produit sans modération?

J'ai tenu à participer au sondage de CTV, croyant à tort qu'une majorité de gens répondraient Non, comme je l'ai fait. Quelle ne fut pas ma surprise en apercevant les résultats, du moins à cette heure-ci, 70% de Oui ... Qui sont donc ces gens qui pensent que l'État, et toutes les grandes sociétés commerciales, devraient jouer à la police avec eux et leur lier les mains derrière le dos, sitôt qu'ils s'approchent trop d'une substance ou d'un produit considéré comme risqué ou comme susceptible de créer une dépendance.

De moins en moins de gens semblent accorder de valeur à un privilège civil tout à fait normal: savoir penser par soi-même; ce qui confirmerait ce qu'a écrit, il y a nombre d'années, Georges Bernanos dans un ouvrage fantastique intitulé La Liberté Pour Quoi Faire. J'y reviendrai peut-être. Pour le moment, je voulais uniquement commenter les résultats du sondage de CTV. Bonne soirée!

vendredi 8 février 2008

De longs silences ...

Montréal, le vendredi 8 février 2008, midi

De longs silences ... car ce n'est pas moi qui décide de ce que je fais, mais les caractéristiques de cette maison.

J'ai pour principe de ne pas parler, ni sur mon site, ni sur ce blogspot, de ce qui m'éprouve le plus, mais je n'ai pas connu trois nuits, depuis juillet 2006, où j'ai pu choisir à quelle heure j'allais dormir, ensuite dormir les huit heures, ininterrompues, dont j'ai besoin pour conserver une bonne santé. Le plancher vibre sans arrêt, environ 20 heures sur 24, du moins c'est ainsi que je le perçois, avec les pires moments vers midi, vers 18 heures, ensuite presque toute la soirée et, bien souvent, toute la nuit. Il m'a fallu écrire des dizaines de lettres, à ce sujet, et le problème n'est pas encore réglé, de sorte que ma santé en souffre. Je crains fort que cela ne finisse par me tuer. J'aime la maison, mais ce n'est pas insonorisé comme une tour d'habitation, ce qui demanderait que chaque résident ait des égards pour ses voisins. Or, ce n'est pas le cas.

Pour ma part, j'ai soin de ne pas déranger, mais je me suis énormément fait déranger, ce qui a affecté, depuis un an et demi, tout ce que je fais. Ce que je mange. Ma respiration. Mon rythme cardiaque. Ma détente. Mes heures de repos.

À titre d'exemple, hier, vers 18 heures, j'ai tenté de faire une sieste. Une heure plus tard, après avoir vainement tenté de dormir, il a fallu que je me relève, car la vibration était si intense qu'il était impossible de l'abstraire.

À cela s'est ajouté, depuis trois semaines, un problème de livraison de courrier, en raison d'une serrure défectueuse à la porte d'entrée. Cela entraîne que je devrai aller au bureau de poste, récupérer le courrier non reçu. Si j'ai de la chance, le courrier aura été confié au plus proche bureau de poste; sinon, il me faudra parcourir dix coins de rue, à pied, pour récupérer mon courrier. Le propriétaire n'a encore rien fait pour régler le problème de vibration et n'a laissé aucune note, ces dernières semaines, pour nous informer quant à la manière d'obtenir notre courrier. Plus souvent qu'autrement, j'ai vraiment le sentiment de travailler ici, bien que n'en touchant aucune compensation.

Maintenant que j'ai dit le plus grave, Bonne année civile 2008, Bonne année chinoise du Rat, et tous les espoirs sont permis.

Je reviens aujourd'hui parce que ce matin, j'ai reçu, avec l'Évangile au Quotidien, un commentaire que j'ai trouvé frappant, puisque depuis plusieurs années, j'ai appris par cœur, et souvent partagé, une certaine phrase de saint Pierre Chrysologue (dont je ne connais pas la vie) que je trouve fort inspirante. Alors je partage, ci-dessous, le texte en question, qui accompagne l'Évangile de ce 8 février.

Également, il me semble intéresssant pour mes lecteurs de partager un lien Internet vers un site d'une grande richesse, où l'on peut commander des cd-roms et des dvd-roms pour des milliers d'émissions de télévision et de radio. Chacun peut choisir en fonction de son parcours unique, et il en coûte si peu que l'on n'a pas idée de la valeur incomparable du matériel offert. Il y en a pour tous âges et pour tout type de cheminement personnel. J'ai moi-même, ici, les 1125 émissions de Rencontres Spirituelles, sur dvd-rom. J'aimerais beaucoup que la vibration cesse, pour enfin être capable d'en écouter sans éprouver la sensation de me faire électrocuter à petit feu, mais si vous vivez quelque part où vous pouvez dormir à l'heure de votre choix, de telles émissions constituent un ressourcement fantastique, ce pourquoi je veux fournir le lien Internet: http://www.dieu-parmi-nous.com/dvd.html

Pour visiter le site, il suffit d'abréger le lien ci-dessus en le coupant après .com/

Si, en 2008, je parviens à dormir quand mon organisme en a besoin, au lieu de quand le voisin du haut éteint enfin son téléviseur, souvent allumé toute la nuit, il me sera possible d'écrire ici plus souvent et, surtout, de le faire avec calme et avec le sourire. Pour le moment, mon premier objectif consiste à rester en vie.

Source: Évangile au Quotidien
http://www.levangileauquotidien.org

Le vendredi 8 février 2008
Le vendredi après les Cendres

Saint Jean de Matha (1213), Saint Jérôme Émilien (+ 1537)

Les lectures du jour

Ps 51(50),3-4.5-6.18-19.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde,
efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai
fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta
victoire.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé; tu ne repousses pas,
ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé.

Mt 9,14-15.
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi
tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous
jeûnons?»

Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire
pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra
où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.


Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue: «Alors ils jeûneront»
Saint Pierre Chrysologue (vers 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Homélie sur la prière, le jeûne et l'aumône; PL 52, 320 (trad. bréviaire rev.)

«Alors ils jeûneront»

Il y a trois actes, mes frères, en lesquels la foi se tient, la piété
consiste, la vertu se maintient: la prière, le jeûne, la miséricorde. La
prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit.
Prière,
miséricorde, jeûne, les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la
vie. En effet, le jeûne est l'âme de la prière et la miséricorde est la vie
du jeûne. Que personne ne les divise; les trois ne peuvent pas se séparer.
Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n'a rien. Donc, celui
qui prie doit jeûner, et celui qui jeûne doit avoir pitié. Qu'il écoute
l'homme qui demande et qui en demandant souhaite être écouté; celui qui ne
refuse pas d'entendre les autres lorsqu'on le supplie, celui-là se fait
entendre de Dieu. Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le
jeûne, c'est-à-dire il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut
que Dieu sympathise avec sa propre faim. Celui qui espère obtenir
miséricorde doit faire miséricorde; celui qui veut bénéficier de la bonté
doit la pratiquer; celui qui veut qu'on lui donne doit donner ... Sois donc
la norme de la miséricorde à ton égard: si tu veux qu'on te fasse
miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude,
fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même
mesure, de la même façon. Donc la prière, la miséricorde, le jeûne
doivent former un seul parrainage pour nous recommander à Dieu, doivent
former un seul plaidoyer, une seule prière en notre faveur sous cette
triple forme.

mercredi 26 décembre 2007

Message Urbi et Orbi du Saint-Père pour Noël 2007



Source: http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/urbi/
documents/hf_ben-xvi_mes_20071225_urbi_fr.html

MESSAGE URBI ET ORBI
DU SAINT-PÈRE BENOÎT XVI
Noël 2007

«Un jour saint est apparu pour nous.
Venez tous adorer le Seigneur.
Aujourd’hui une grande lumière est descendue sur la terre».
(Messe du jour de Noël, acclamation à l’Évangile)

Chers Frères et Sœurs!

«Un jour saint est apparu pour nous». Un jour de grande espérance: aujourd’hui nous est né le Sauveur de l’humanité! La naissance d’un enfant apporte normalement une lumière d’espérance à ceux qui l’attendent avec impatience. Lorsque Jésus est né dans la grotte de Bethléem, une «grande lumière» est apparue sur la terre; une grande espérance a pénétré le cœur de ceux qui l’attendaient: «lux magna», chante la liturgie de ce jour de Noël. Ce ne fut certainement pas une «grande lumière» selon le critère de ce monde, puisque ceux qui, les premiers, la virent, furent seulement Marie, Joseph et quelques bergers, puis les Mages, le vieux Syméon, la prophétesse Anne: ceux que Dieu avait d’avance choisis. Et pourtant, dans le secret et le silence de cette nuit sainte, s’est allumée pour tout homme une lumière splendide et sans déclin; la grande espérance, porteuse de bonheur, est arrivée dans le monde: «Le Verbe s’est fait chair et nous avons contemplé sa gloire» (Jn 1, 14).

«Dieu est lumière – affirme saint Jean – en lui point de ténèbres» (1 Jn 1, 5). Dans le livre de la Genèse, nous lisons qu’à l’origine de l’univers, «la terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme». «Dieu dit: "Que la lumière soit!" et la lumière fut» (Gn 1, 2-3). La Parole créatrice de Dieu est Lumière, source de la vie. Tout a été fait par le Logos et, sans Lui, rien de tout ce qui existe n’a été fait (cf. Jn 1, 3). Voilà pourquoi toutes les créatures sont fondamentalement bonnes et portent en elles l’empreinte de Dieu, une étincelle de sa lumière. Cependant, lorsque Jésus est né de la Vierge Marie, la Lumière elle-même est venue dans le monde: «Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière», proclamons-nous dans le Credo (de Nicée-Constantinople). En Jésus, Dieu a assumé ce qui n’était pas tout en restant ce qu’il était: «La toute-puissance est entrée dans un corps d’enfant et ne s’est pas soustraite aux lois de l’univers» (cf. S. Augustin, Sermon 184, 1, sur Noël). Il s’est fait homme, Celui qui est le créateur de l’homme, pour apporter au monde la paix. C’est pourquoi, dans la nuit de Noël, la troupe des anges chante: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime» (Lc 2, 14).

«Aujourd’hui une grande lumière est descendue sur la terre». La lumière du Christ est porteuse de paix. Dans la Messe de la nuit, la liturgie eucharistique s’ouvrait justement par ce chant: «Aujourd’hui, la paix véritable vient du ciel sur notre terre» (Antienne d’ouverture). En fait, seule la «grande» lumière apparue avec le Christ peut donner aux hommes la paix «véritable»: voilà pourquoi toutes les générations sont appelées à la recevoir, à accueillir le Dieu qui, à Bethléem, s’est fait l’un de nous.

C’est cela, Noël! Événement historique et mystère d’amour qui, depuis plus de deux mille ans, interpelle les hommes et les femmes de tout temps et de tous lieux. C’est le jour saint où resplendit la «grande lumière» du Christ, porteuse de paix! Il est vrai que pour la reconnaître, pour l’accueillir, il faut la foi, il faut l’humilité. L’humilité de Marie, elle qui a cru à la parole du Seigneur et qui, la première, inclinée au-dessus de la mangeoire, a adoré le Fruit de son sein; l’humilité de Joseph, homme juste, qui eut le courage de la foi et préféra obéir à Dieu plutôt que d’avoir soin de sa réputation; l’humilité des bergers, des pauvres bergers anonymes, qui ont accueilli l’annonce du messager céleste et sont allés en hâte vers la grotte où ils ont trouvé l’enfant qui venait de naître, et là, pleins d’étonnement, l’ont adoré en louant Dieu (cf. Lc 2, 15-20). Les petits, les pauvres de cœur: voilà les protagonistes de Noël, hier comme aujourd’hui; ce sont les protagonistes de toujours dans l’histoire de Dieu, les bâtisseurs infatigables de son Royaume de justice, d’amour et de paix.

Dans le silence de la nuit de Bethléem, Jésus est né et a été reçu entre des mains pleines de sollicitude. Et maintenant, en ce Noël qui est le nôtre et où continue à résonner l’annonce joyeuse de sa naissance rédemptrice, qui est prêt à lui ouvrir la porte de son cœur? Hommes et femmes de notre temps, pour nous aussi le Christ vient apporter la lumière, pour nous aussi, il vient donner la paix! Mais qui, dans la nuit du doute et des incertitudes, veille avec un cœur vigilant et priant? Qui attend l’aurore du jour nouveau en tenant allumée la petite flamme de la foi? Qui prend le temps d’écouter sa parole et de se laisser prendre et fasciner par son amour? Oui! Son message de paix est pour tous; c’est pour tous qu’il vient s’offrir lui-même comme espérance certaine du salut.

La lumière du Christ, qui vient illuminer tout être humain, peut enfin briller et être la consolation pour toutes les personnes qui se trouvent dans les ténèbres de la misère, de l’injustice, de la guerre; pour les personnes dont est encore niée la légitime aspiration à une existence plus assurée, à la santé, à l’éducation, à un emploi stable, à une participation plus pleine aux responsabilités civiles et politiques, hors de toute oppression et à l’abri de conditions qui offensent la dignité humaine. Ce sont tout particulièrement les franges les plus vulnérables, les enfants, les femmes, les personnes âgées, qui sont les victimes de conflits armés sanglants, du terrorisme et de violence de toutes sortes, qui provoquent des souffrances inouïes à des populations entières. Dans le même temps, les tensions ethniques, religieuses et politiques, l’instabilité, les rivalités, les oppositions, les injustices et les discriminations, qui déchirent le tissu intérieur de nombreux pays, enveniment les relations internationales. Et dans le monde, le nombre des migrants, des réfugiés, des déplacés, va toujours croissant, à cause aussi des catastrophes naturelles, qui sont souvent la conséquence de préoccupants désastres écologiques.

En ce jour de paix, ma pensée se tourne surtout vers les lieux où résonne le bruit des armes: les terres déchirées du Darfour, la Somalie et le nord de la République démocratique du Congo, les confins de l’Érythrée et de l’Éthiopie, tout le Moyen-Orient, en particulier l’Iraq, le Liban et la Terre Sainte, ainsi que l’Afghanistan, le Pakistan et le Sri Lanka, la région des Balkans et tant d’autres situations de crise, souvent malheureusement oubliées. Que l’Enfant Jésus apporte le réconfort aux personnes qui sont dans l’épreuve et donne aux responsables des gouvernements la sagesse et le courage de rechercher et de trouver des solutions humaines, justes et durables. À la soif de sens et de valeur qui habite le monde d’aujourd’hui, à la recherche de bien-être et de paix qui marque la vie de toute l’humanité, aux attentes des pauvres, le Christ, vrai Dieu et vrai Homme, répond par sa Naissance. Que les personnes et les peuples n’aient pas peur de le reconnaître et de l’accueillir; avec Lui, «une grande lumière» illumine l’horizon de l’humanité; avec Lui, s’ouvre «un jour saint» qui ne connaît pas de déclin. Que ce Noël soit vraiment pour tous un jour de joie, d’espérance et de paix!

«Venez tous adorer le Seigneur». Avec Marie, Joseph et les bergers, avec les Mages et la troupe innombrable des humbles adorateurs de l’Enfant nouveau-né qui, tout au long des siècles, ont accueilli le mystère de Noël, nous aussi, Frères et Sœurs de tous les continents, laissons la lumière de ce jour se répandre partout: qu’elle entre dans nos cœurs, qu’elle éclaire et réchauffe nos maisons, qu’elle apporte sérénité et espérance à nos cités, qu’elle donne au monde la paix! C’est là mon vœu pour vous qui m’écoutez. Vœu qui se fait prière, humble et confiante, à l’Enfant Jésus, afin que sa lumière fasse disparaître les ténèbres de votre vie et qu’elle vous comble d’amour et de paix. Que le Seigneur, qui a fait resplendir dans le Christ son visage de miséricorde, vous comble de son bonheur et vous rende messagers de sa bonté! Bon Noël!

mardi 25 décembre 2007

Le sapin de Noël dans la maison virtuelle!


Jour de Noël 2007, 13h30 Montréal
Voici un sapin que je trouve très beau. Si vous en avez trouvé d'autres, vous pouvez m'en faire parvenir l'image, par courriel. Je préférerais un sapin avec crèche dessous; bien sûr, il faut au moins une étoile ou un ange, au sommet. Pas de Mickey Mouse à Noël! xx : ) †

Joyeux Noël!


Joyeux Noël!

J'inclus une photo de la maison virtuelle où j'invite virtuellement, en ce jour de Noël, qui viendra en paix chercher un peu de calme et offrir un peu de son cœur unique. Je formule le souhait de pouvoir un jour accueillir tout le monde en réalité, au lieu que virtuellement.

L'on voit clairement, ce matin de Noël, qu'il y a beaucoup plus de monde qui fête NOËL, aujourd'hui, que de gens qui célèbrent *le temps des Fêtes*: presque personne, presque pas de circulation, quelques rares autobus pratiquement vides.

J'hésite entre des propos très personnels et des propos semi-publics, ayant conscience qu'un carnet Internet permet les deux, mais qu'il est bon de garder une perspective aussi englobante que possible. Je vais essayer de couper la poire en deux, vu que c'est Noël. : )

Côté personnel, il y a deux jours, dans l'année, où j'aime faire comme les petits enfants, manger du chocolat à jeûn: Noël et Pâques. Comme ma vie ressemble souvent à un Carême permanent, ce sont deux jours très spéciaux où il n'est pas question de jeûner. Alors ce matin, j'ai mangé deux truffes au chocolat. La première était vraiment au chocolat, la seconde était à la menthe; ouf, pour déjeuner, quelle surprise. : ) C'est mon frère qui me les a offertes il y a quelques jours et elles sont maison. Comme il n'était pas question d'y toucher avant Noël, je n'ai vu que ce matin que la boîte blanche contenait huit truffes. Je me demande à quoi seront les six autres ...

Malheureusement, bien que j'aie prié qu'il n'y ait pas de cette vibration nocive, la nuit de Noël, il m'a fallu m'endormir avec. La seule manière de contrer cela consistant à faire fonctionner des ventilateurs, dos au mur, pour me défendre. J'ai ajouté à cela, ces derniers jours, le ventilateur de la hotte, ce qui est bruyant, mais me permet de signifier, à qui ne veut comprendre le bon sens, que ses habitudes de vie nuisent à quelqu'un. J'ai hâte que cela cesse, car je supporte cela, 20 heures sur 24, depuis juillet 2006. Dès qu'il y a un répit, je retrouve instantanément ma bonne humeur et mon sens de l'humour, mais les répits sont, hélas, trop rares. Ensuite il y a des gens qui me demandent ce que je fais du Roman, alors qu'il est difficile, en pareilles conditions, de coudre un bouton, alors comment se concentrer sur un ouvrage dont l'action se situe en 1967 et qui demande énormément de calme et de silence? Il en va de même du travail de révision, où l'on risque, si l'on se sent électrocuté à petit feu, de laisser passer des erreurs. J'offre tout cela, car il n'y a toujours pas de solution en vue. Dieu voit tout et sait que je fais tout ce que me permettent mes forces.

Encore hier soir, j'ai entendu un invité, à TVA, dire que *Dieu avait dit: aide-toi et le Ciel t'aidera*. Si j'avais pu envoyer un éclair à travers l'écran, directement à cet invité, j'aurais pu l'informer que l'auteur de cette citation totalement païenne n'était point Dieu et que cette phrase ne figure nulle part dans la Sainte Bible, mais a été avancée par Pélage et que ce Pélage était un hérétique. J'ai lu ailleurs que Dieu ne regarde pas aux résultats, mais à l'intention. C'est déjà plus chrétien. : )

À tous ceux qui aiment raconter que Dieu représente une invention des humains, j'aimerais dire, en ce beau jour de Noël, que Dieu ne s'est même pas imposé aux humains, mais leur a proposé quelques règles de conduite lorsqu'alors qu'Il S'entrenait avec Moïse, sur le mont Sinaï, tout le peuple hébreu, plus ou moins laissé à lui-même et au leadership vacillant d'Aaron, a entrepris de recueillir les bijoux de tout le monde et de les faire fondre pour s'en fabriquer un veau d'or et se prosterner devant. À défaut d'avoir un vrai Dieu, vers Lequel regarder, les humains ne tardent jamais à s'inventer d'autres idoles plutôt insignifiantes. Alors Dieu, voyant cela, a jugé intelligent de proposer aux humains d'adorer un Être valable, au lieu qu'un insignifiant objet de métal fondu.

Je me demande où en serait l'Humanité si Dieu n'était jamais venu au secours de notre insignifiance, de notre myopie, et avait laissé le peuple hébreu s'enivrer et se débaucher en contemplant un veau d'or ...

Il existe une mode, actuellement, selon laquelle les humains aiment faire le bien, mais croient faire le bien en-dehors de toute foi, de toute croyance. D'où croient-ils que leur vient la bonté de cœur, sinon de Celui qui nous en a donné l'exemple? Et si nous nous permettons, peu à peu, d'oublier cet Insurpassable Exemple, combien de temps pouvons-nous espérer demeurer bons?

Quand nous recevons un boni, un cadeau inattendu, une belle surprise, avec quel enthousiasme et avec quelle spontanéité mettrions-nous une part de cette belle surprise au service de nos semblables, si ce n'était parce qu'il y a eu Quelqu'un d'important, bien avant nous, qui nous a recommandé de penser à ceux qui ont moins? N'est-ce pas, encore aujourd'hui, en Son Nom que nous accomplissons nos plus belles actions? Et s'il est égoïste, selon certains, d'être généreux en vue de la Vie Éternelle, cela n'est-il préférable à ne point être généreux du tout et à danser devant un veau d'or hébété?

La maison virtuelle n'est pas décorée, mais la maison réelle le sera. Le plus important est qu'il y ait une âme dans la maison. Il y a une âme ici, dans ma maison actuelle, même si le corps est éreinté par trop de mauvaises nuits, et il y aura une âme dans l'autre maison, plus grande, où je désire accueillir qui se présentera. Pas de règlements ni de restrictions. J'y projette des parties de cartes, le soir de Noël: c'est un loisir inoffensif qui permet bien des choses: converser, sourire, rire, être assis tout près les uns des autres, grignoter, boire un peu, pour fêter; et fumer, modérément. Mes meilleurs souvenirs de Noël n'avaient pas de règlements, dedans, et tout le monde avait le sourire. Avec nos nouvelles maisons où tout est blanc et où tout est figé en place comme s'il y avait des caméras de télé réalité dans chaque pièce, l'on se retrouve avec une espèce d'environnement artificiel, sans âme. Ce n'est pas ma sorte de maison. Il faut quelques traîneries, pour qu'une maison ait du caractère, et quelques bibelots, pour que les gens aient une chance de nous connaître. : )

Ce matin, avant les truffes, j'ai fait brûler quelques grains de résine qui sont du véritable encens d'église, pour parfumer correctement ce jour. Mon repas de Noël sera original, parce que je n'ai pas de four standard, mais sera pris avec reconnaissance et je vais m'obliger de manger à table, au lieu que devant l'ordinateur, comme je le fais souvent. Je fais toujours mon bénédicité et, si par mégarde j'ai trop faim et trop vite piqué de la fourchette, je m'en rends compte et me reprends. J'ai eu envie d'écrire que les dons sont acceptés, mais je crains que ce ne soit mal compris ou, pire, interprété comme un manque de foi, alors qu'au contraire c'est bel et bien un acte de foi; alors je ne l'écrirai pas.

Joyeux Noël! Soyez fins envers qui se présentera, non seulement à Noël, mais tous les jours. C'est un grand cadeau de confiance que l'on décerne à un hôte, de s'asseoir à sa table et de s'en remettre à lui pour ce que l'on mangera ou boira. Pour ma part, j'apprécie au plus haut point ce cadeau et tâche de ne poser sur la table que le meilleur, pour faire honneur à Celui de Qui nous recevons tout.

Joyeux anniversaire, Jésus! Je ne suis pas capable, par mes propres forces, de T'aimer à la hauteur de Ta perfection, mais je Te demande, aujourd'hui, de m'aider à continuer de grimper, même si je me plains, en montant, à cause de la maison, à cause des privations, à cause du manque d'énergie, à cause de mon bagage, à cause de la froideur des autres, à cause du mauvais temps ou, tout simplement, à cause de mon humanitude. Merci. xoxo : ) †

Laissez votre absolution s'il y a des coquilles: je n'aime pas faire de brouillons. : )


dimanche 23 décembre 2007

Réchauffement planétaire bénéfique


Demain, 24 décembre, sera l'anniversaire de naissance du Président d'Afghanistan, Hamid Karzai. Il est né à Kandahar le 24 décembre 1957 (Coq/Capricorne).

«Hamid the Winter Snow» ..., si vous pouvez trouver deux minutes pour adresser un petit courriel aimable à un Chef de Gouvernement dont l'adresse électronique est aisément trouvable, nul doute que ce serait là une contribution bénéfique au réchauffement planétaire, dans le sens de chaleur humaine et de bienveillance universelle. : )

Je lui ai écrit un bref message, un peu en anglais et un peu en français, accompagné d'une image d'un gâteau cool qui, je le crois, devrait plaire à ce Chef d'État qui porte un chapeau cool (anglais karakul, français képi de caracul).

Voici l'adresse:
president@afghanistangov.org

Bonne continuation de préparatifs de Noël, dans votre maison et en votre âme!

samedi 22 décembre 2007

Cantiques de Noël


En ce samedi 22 décembre 2007, voici un lien Internet vers un site où l'on peut écouter des cantiques de Noël, ainsi que des chansons à caractère folklorique ou traditionnel:
http://www.csdraveurs.qc.ca/musique/noel/

Il suffit de cliquer pour entrer sur le site et trouver le Calendrier de l'Avent. Ensuite, en positionnant la flèche de la souris sur une date, l'on verra apparaître le titre du cantique ou du chant, pour chaque jour du mois de décembre.

J'apprécie particulièrement le chant 1, Enfants de Noël, dont le thème est la paix.

Bonne écoute!
: ) †

mercredi 5 décembre 2007

Oui à la réparation, non à la vengeance

Courriel à André Montmorency, rédigé et envoyé le 5 décembre 2007, 13h Montréal

Message personnel, non destiné à la publication dans l'un de vos ouvrages

Bonjour, André,

Je fais partie des Québécois *de souche*, mais je regarde rarement la télé française. Hier soir, comme mes émissions habituelles étaient en reprise, j'ai fait le tour des postes, ce qui n'a pas pris beaucoup de temps, vu que je n'ai pas le *câble*. : )

Et là, je tombe sur TVA. Je ne connais pas l'animateur de l'émission diffusée vers 23h45, 0h, et je ne connais pas l'invité non plus, mais je vois une bande, au bas de l'écran, qui mentionne *L'Église*, alors je décide d'écouter, un moment, pour voir de quoi il s'agit.

J'ai bien pensé, il y a deux semaines environ, quand le Cardinal Marc Ouellet a pris le micro pour demander pardon, au nom de l'Église, que son geste ne donnerait rien de bon. Je me suis demandé s'il n'avait pas l'arrière-pensée de mousser sa pub personnelle, d'ailleurs, en raison des fêtes spéciales qui auront lieu à Québec, en 2008, en plus du Congrès Eucharistique International, qui s'y tiendra également. Je me suis dit voyons, qu'est-ce qui lui prend, Jean-Paul II a demandé pardon, il y a quelques années, il me semble que cela suffisait, compte tenu que demander pardon prend tout au plus deux minutes, tandis que le tort causé à des innocents les suit toute leur vie. En tout cas. J'ai écrit à un très bon ami prêtre, l'un des meilleurs, je dirais, et lui ai passé la même remarque, avec une question: Pourquoi le Cardinal Ouellet a-t-il réveillé un chien qui dormait, et a-t-il vraiment fait ça dans une optique altruiste?

J'ai eu un père qui nous a montré, et je l'en remercie, à prendre la part du plus faible. Il en découle que j'ai une corde sensible pour pas mal tous les opprimés de ce monde, principalement pour les nôtres, ici, pour commencer; ensuite, pour tous les autres, de par le monde.

Je suis d'accord que d'avoir offert quinze mille dollars chacun, aux Orphelins de Duplessis, ne représente pas une compensation acceptable, compte tenu du mal qui leur a été fait et des répercussions que ce mal a eu sur la vie de chacun d'entre eux. J'en connais deux, en particulier, dont le parcours a été extrêmement douloureux et qui, encore aujourd'hui, reparlent de cela de mémoire si fidèle que l'on jurerait qu'ils ont vécu tout ça la semaine dernière, tant le récit est détaillé et fait encore partie de leur discours au moment présent.

Je vous respecte si, là où vous vous situez actuellement, dans votre cheminement personnel, vous jugez harmonieux d'apostasier, mais je ne suis pas d'accord avec une stratégie qui consisterait à convaincre le plus de monde possible d'apostasier. Je crois que vos efforts pourraient être mieux orientés, par exemple en lançant une fondation quelconque, qui aurait pour but d'obtenir des indemnisations plus substantielles en faveur des Orphelins de Duplessis. Le monde actuel est certainement axé sur l'argent, et si chacun d'eux pouvait recevoir une somme intéressante, par exemple un demi-million, pour lancer un chiffre, je crois qu'après ça, étant capable de s'offrir un meilleur niveau de vie, cela aurait une valeur de consolation qui serait plus intéressante. Quinze mille ne sont rien, même pas le salaire d'une année, alors que, par suite de ce qui leur a été fait, toutes leurs années de salaire, entre 20 et 65 ans, ont été compromises. Il faudrait que l'indemnisation tienne compte du manque à gagner. Il n'y a aucune valeur de consolation, pour les Orphelins de Duplessis, à lancer une campagne de salissage contre l'Église, mais en tant que peuple, nous Québécois sommes très généreux, d'habitude, et je crois qu'il y aurait un certain mérite à tenir une sorte de téléthon, pour cette cause en particulier, et à accueillir les dons des particuliers. L'Église demeurerait libre de donner aussi, soit par l'intermédiaire des prêtres, en leur nom personnel, soit par l'intermédiaire des organismes d'Église qui voudraient participer. Et, de cette manière, les efforts iraient dans un sens positif, au lieu du sens négatif que vous leur avez donné hier soir, du moins, comme je l'ai compris.

Quand on était jeunes, mon frère cadet livrait des journaux, pour gagner son argent de poche. Une fois, le monsieur qui engageait les camelots s'est essayé de toucher à mon frère. Mon frère en a fait part à mes parents, qui ont demandé à rencontrer l'homme en question et l'ont bien averti qu'ils le dénonceraient à son employeur. Il s'agissait d'un gestionnaire laïc. Le comportement le plus normal, en pareil cas, qu'il s'agisse d'un patron laïc ou d'un supérieur religieux, consiste à ne pas tolérer de gestes répréhensibles et, en rentrant à la maison, d'en informer aussitôt un adulte qui pourra prendre les dispositions nécessaires pour que ce type d'incident ne se reproduise plus. Dans le cas des Orphelins de Duplessis, ce qui a été anormal a été qu'ils étaient isolés et ne savaient pas à qui faire confiance, d'où victimisation, intériorisation de souvenirs pénibles, et ressentiment accumulé, au fil des ans. C'est pourquoi il faudrait que nous prenions, chacun sur soi, et à la mesure des moyens de chacun, une part du devoir de réparation, ce qui aurait pour effet de mettre un baume, également, sur l'isolement que ces jeunes ont éprouvé, à une époque où ils n'avaient personne pour prendre leur défense.

Il y a quelques années, à la Cathédrale, nous avions un vicaire qui donnait de si belles prédications, si vivantes, si bien envoyées, que l'on voyait sourire, et se sourire entre eux, des fidèles qui ne se connaissaient même pas. Je me rappelle l'avoir entendu, une fois en particulier, dire ceci: «Si tu veux être heureux cinq minutes, venge-toi. Si tu veux être heureux toujours, pardonne.»

Nous avons, peu importe notre pratique religieuse, un certain devoir de pardon envers de pauvres malades, méconnus, isolés, renfermés, soit laïques, soit religieux (les religieux sont des êtres humains, s'ils étaient des anges, on leur lancerait qu'ils sont incapables de nous comprendre, anyway), qui touchent à des enfants, par là détruisant à jamais leur confiance, non seulement envers le groupe qu'ils représentent, mais envers le monde adulte dans son ensemble. De plus en plus, les jeunes enfants sont éduqués à repérer les signes de tels comportements pathologiques et, surtout, à signaler aussitôt, à leurs parents ou à un adulte responsable, tout geste répréhensible ou suspect. Il est dommage de devoir leur parler de tout cela à un si jeune âge, mais c'est pour leur bien.

Que tout le monde unisse ses efforts, chez nous, pour réparer le préjudice causé aux Orphelins de Duplessis, je trouve que c'est une bonne optique. Que vous entamiez une campagne de salissage contre l'Église, avec beaucoup de colère, ne réparera rien et je trouve que ce n'est pas une bonne optique.

Pour tous ceux qui savent pourquoi ils sont heureux d'avoir la foi, et j'en suis, pour tous ceux qui savent pourquoi ils vivent et en quoi ils croient, il y aura toujours la Vie Éternelle, qui nous a été promise par Jésus Lui-même, et Il n'a jamais menti, là où toute larme sera essuyée, là où toute peine sera consolée. En attendant, il est vrai que la vie n'est pas facile et qu'elle apporte, pour pas mal tout le monde, son lot de souffrance, soit morale, soit physique, mais pour qui a la foi, et a conscience que c'est un grand cadeau, aucune peine ne restera sans consolation. Cela aide à tenir bon ici-bas, en ce monde qui, malgré tous nos efforts, demeure humain trop humain, et imparfait trop imparfait.

Je vous souhaite de trouver une belle couleur de paix intérieure, de même qu'un moyen serein de réparer les torts causés à nos petits frères orphelins, dont nous sommes tous responsables et que nous avons le devoir de protéger.


Alex J. Glass
Écrivain catholique et réviseur linguistique fr.
Montréal, centre-ville
http://www.alexjglass.com
et http://alexjglass.blogspot.com
xx : ) †

mardi 4 décembre 2007

Appel au boycott des commerces qui évitent de dire ou d'écrire «Noël»

Avoir davantage de *pouvoir*, je me ferais peut-être entendre de manière plus véhémente (et je ne veux pas dire *virulente*!), mais j'en appelle au boycott de toutes les sociétés commerciales dont les messages publicitaires parlent de *temps des Fêtes* pour désigner la fête de Noël. Nous sommes décidément, et par trop accueillants, et par trop accommodants, et si les choses continuent de la sorte, nous allons nous faire monter sur la tête par des gens qui sont venus ICI, chez nous, chercher la paix sociale et bénéficier justement de notre belle chrétienté dont ils se moquent de plus en plus, à notre face. N'est-ce pas au nom de nos belles valeurs *chrétiennes* que nous sommes si accueillants? Or, la fête chrétienne qui approche n'est pas un *Holiday Season*, qui littéralement se traduirait par *Saison des vacances*, mais la fête de NOËL: avant tout une fête religieuse, une fête spirituelle.

Si j'allais, demain, m'établir en Italie, parce que ce pays me semble charmant; ou en France, parce que ce pays d'expression française avant tout me semble proche de mes racines, je m'attendrais à consacrer au moins un an à observer les coutumes de mon nouveau pays, en vue de n'empiéter sur le terrain de personne qui regarde ce pays comme SA terre natale; en vue de m'intégrer harmonieusement à ma nouvelle société d'adoption.

Je me souviens de quelque chose que disait mon père, alors que, de par sa profession de représentant médical, il avait à rencontrer fréquemment des médecins, des pharmaciens et des grossistes de toutes origines et milieux. Un jour, dans une conversation bien normale, je l'ai entendu dire ceci: Aux États-Unis, lorsqu'au cours d'un congrès, je rencontre d'autres participants dont la langue maternelle ne semble pas être l'anglais, quand je lui demande de quelle nationalité il est, il me répond invariablement: «Je suis Américain», mais ici, chez nous, lorsque je pose la même question à l'un de mes clients, les réponses sont innombrables: «Je suis Italien», «Je suis Ukraininen», «Je suis Hongrois». Toute la différence est là.

Aurions-nous l'audace et l'ingratitude, si nous émigrions vers un pays étranger, après y avoir vécu à peine quelques années, de descendre dans la rue pour demander au peuple de ce pays de se débarrasser de son sapin de Noël, de toute référence à sa foi, de tous les symboles extérieurs qu'il s'est donnés, sous prétexte que cela ne correspond pas à ce que nous avions chez nous (et où nous devions être malheureux, puisque nous sommes partis)? Et nous sommes là, comme des moutons, à nous laisser faire? Il est plus que temps de redresser l'échine.

Tant et aussi longtemps que nous ne nous constituerons pas, entre nous dont les ancêtres proviennent de France et ont donné leur vie pour faire le bien, entre nous dont les parents, grands-parents, arrière-grands-parents, sont ici depuis des siècles, une colonne vertébrale plus solide, rien ne va changer, et le tissu social ne fera que se détériorer. Nous sommes très ouverts à donner, empressés à aider, nous formons un peuple parmi les plus généreux du monde, mais je pense que notre générosité nous porte préjudice. Il est peut-être vrai que les Québécois se mangent la laine sur le dos, mais cette attitude va devoir changer si nous voulons conserver notre langue (qui s'en va dangereusement à la dérive, cf. innombrables sites Internet cousus de fautes de français), notre culture et nos racines spirituelles. Il ne faut jamais oublier que le tout premier berceau de notre culture, en Nouvelle-France (quel beau nom), a été celui de l'Enfant Jésus. Quiconque trouve ça quétaine devrait peut-être aller voir ailleurs, le temps de se remettre les yeux en face des orbites.

Ce texte est peut-être imparfait, mais je ne suis pas capable d'éteindre l'ordinateur, ce soir, sans avoir écrit au moins quelques lignes sur cette question, qui me tient fort à cœur. Je reviendrai peut-être le polir, ces prochains jours.

Il y a beaucoup de monde que j'aime, de toutes cultures, mais tout ce beau monde sait que je ne passerai pas sous silence la fête de Noël, peut-être la plus belle fête d'innocence (au sens favorable) et d'émerveillement qui nous ait été donnée, avec le meilleur exemple d'innocence authentique qui soit: Jésus, le Messie, le Sauveur, dont le monde parle encore, même quand il blasphème, pour la simple raison qu'Il est parfait et que tous les blasphèmes du monde ne changeront pas qu'Il demeure un insurpassable et insurpassé modèle de Perfection.
: ) †

samedi 1 décembre 2007


Le samedi 1er décembre 2007, 16h52 Montréal

Pour les chrétiens et, donc, pour nous catholiques, le Nouvel An liturgique commence au coucher du soleil, la veille du premier dimanche de l’Avent.

Bon, heureux et saint Nouvel An liturgique! Puisse ce Nouvel An vous apporter santé, amour, sainteté, avec une aimable prospérité et la reconnaissance d’apprécier tous ces bienfaits.

Nous sommes tous en pèlerinage ici-bas. Au dernier jour de notre vie terrestre, nous ne pourrons rien emporter au Ciel de ce que nous possédons actuellement et qui est temporaire. C’est pourquoi il est important d’avoir soin de notre âme et d’être des veilleurs qui prient. Il est étrange de penser que nous paraîtrons devant Dieu sans même une boîte de chocolats ni une bouteille de vin pour essayer de Le mettre *dans notre manche*; c’est alors que l’état de notre âme revêtira la plus grande importance.

Je transcris ci-dessous les paroles d'une chanson qui n'est pas d'hier, mais qui peut nous remémorer le sens de la Nativité.

La plus belle nuit
(Charles Trenet)

La plus belle nuit,
Depuis la nuit des temps,
C'est la nuit de Noël,
La nuit d'un pauvre enfant,
De Jésus, Fils de Dieu,
Descendu sur la terre,
Pour que les cœurs, anxieux,
Ne soient plus solitaires.

Pour que la paix du monde,
Arrive et qu'ici-bas,
L'espoir, la charité,
Viennent guider nos pas,
Ô joie de Bethléhem,
Merci pour ta lumière,
Qui change en un seul jour,
La face de la terre.

(Refrain) Noël, Noël, Jésus est né,
C'est la plus belle nuit de l'année.
Noël, Noël, Noël, Noël,
Noël, Jésus, est éternel.

Ouvrier du Seigneur,
Parmi les ouvriers,
Ne quittant ton travail,
Que pour aller prier,
Mon Dieu de Nazareth,
À l'enfance tranquille,
Jésus, tu vas grandir,
Humble, doux et docile.

La maison de ton Père,
Est le temple de Dieu,
C'est là que tu promets,
Le Royaume des Cieux,
À ceux qui te suivront,
Et qu'enfin tu pardonnes,
En mourant sur la Croix,
Tous les péchés des hommes.

(Refrain)
Noël, Noël, Jésus est né,
C'est la plus belle nuit de l'année.
Noël, Noël, Noël, Noël,
Noël, Jésus, est éternel.


Ces derniers jours, j'ai vu ou entendu plus d'une fois l'expression *Temps des Fêtes*. Je n'entreprendrai pas de relever les termes adoptés par chaque société commerciale, là n'est pas le but. Le but est de savoir pourquoi nous sommes ici et où nous allons. Nous sommes ici pour aimer, pour donner, pour partager, et où nous allons, c'est vers Lui, qui nous a créés. Personne d'autre n'aurait été capable de nous créer.

Nous ne retournerons pas à une statue, ni à un objet sculpté de mains humaines. Nous retournerons, mains nues, mains vides, vers Celui qui nous a donné la vie, non parce que la vie est un party, non parce que la vie est facile, mais parce qu'elle est notre terrain d'apprentissage pour un seul verbe: aimer. Et, pour aimer, Celui qui nous a donné l'exemple s'appelle: le Verbe, Jésus-Christ.

Dieu bénisse notre petit monde énervé et l'aide à comprendre que Noël n'est pas une fête ordinaire, mais la fête de Jésus, Celui qui nous a aimés le premier, et qui, encore aujourd'hui, nous aime le premier. Amen!

Heureux nouvel an liturgique, Paix et espérance en ce temps de l'Avent!


dimanche 25 novembre 2007

Petit flash

D'un total de 9918 votes, sur le site de CTV, seulement 9% des répondants ont affirmé ne pas fêter Noël. Je ne vois donc pas pourquoi, dans les messages publicitaires, l'on éviterait de mentionner qu'il s'agit de l'anniversaire de naissance (Nativité) de Jésus, pour 9% qui déclarent ne point célébrer Noël, ce qui est davantage un problème pour EUX que pour le reste du monde! : )

Dans une autre veine, j'aimerais faire part de ma réaction à l'émission W-5 d'hier soir, à CTV; émission qui sera, je crois, rediffusée ce soir, de 18h à 20h, mais je veux revoir l'émission avant de dire ce que j'en pense, car ce n'est pas un sujet à traiter à la légère. Si vous avez une chance de voir ou de revoir cette émission, je vous y encourage, car le reportage en question est bien fait, malgré que la présentation soit un peu mêlante au début. Je reviendrai à ce sujet dès que m'en sourira l'inspiration.

C'est aujourd'hui Fête du Christ Roi; samedi soir prochain, au coucher du soleil, débutera le Nouvel An chrétien, y compris: catholique. Par conséquent, le 1er janvier représente une fête civile, bien qu'ayant aussi une couleur spirituelle.
Bon dimanche! : ) †

jeudi 22 novembre 2007

Anniversaire du Disque


Le jeudi 22 novembre 2007

Anniversaire du Disque de JPC, aujourd'hui: sept ans déjà!

Le disque de JPC, dont j'inclus ici l'image, ne se démodera pas de sitôt. En effet, la présentation visuelle, le choix des pièces, la voix *supraterrestre*, ainsi que j'avais insisté pour la qualifier (et à raison), font de ce disque une réalisation intemporelle. Bravo à JPC d'avoir fait confiance à son entourage, ce qui n'est pas toujours facile, même lorsqu'on a fait don à Dieu de sa liberté, quand une œuvre nous touche de si près. Pour commander un exemplaire de ce disque, m'envoyer tout simplement un courriel. J'aimerais ajouter que s'il me fallait passer un an sur une île déserte, j'emporterais
, outre le nécessaire pour écrire, ce disque et ma Bible de Jérusalem. : )

Il me semble harmonique d'ajouter un bref extrait de ZENIT, avec remerciements, qui parle du sens de la vie ici-bas. Il s'agit d'une entrevue avec Georg Ratzinger, frère du Saint-Père Benoît XVI. L'on peut lire l'entretien intégral en visitant le site zenit.org.

«Dans sa description détaillée des années de son enfance et de sa jeunesse dans la maison paternelle, Mgr Georg Ratzinger, né en 1924 à Pleiskirchen dans la commune de Altötting, a souligné la profonde dévotion qui a toujours imprégné leur vie de famille. ... La vérité fondamentale qui a toujours guidé les trois frères et sœurs (Georg, Joseph et Maria), a-t-il précisé, est celle qui est contenue dans le Catéchisme: « Pour quelle raison sommes-nous sur la Terre? Afin de pouvoir honorer Dieu et aller au Ciel».

Dans une veine connexe, ayant trait au SENS, j'espère que ces prochaines semaines, l'on entendra moins parler de «Fêtes» ou de *Temps des Fêtes*, dans la publicité en général, et davantage parler de Noël. Si le 25 décembre était l'anniversaire de l'un de nos proches, convierions-nous tout le monde à une *Fête*, sans nommer celui ou celle que l'on fêtera? La seule raison pour laquelle, à mon avis, nombre de sociétés commerciales passent sous silence la plus petite référence à Jésus, à la Nativité ou à Noël, est qu'encore aujourd'hui, Jésus dérange. Il me fait plaisir de constater qu'Il dérange toujours, mais il m'afflige que nous n'ayons pas assez de colonne vertébrale pour affirmer NOTRE identité spirituelle: la foi et le courage qui animaient nos ancêtres, pour la plupart venus de France, qui sont venus ici établir des écoles, des hôpitaux, des églises, souvent au prix de leur vie. Sans eux, sans ces innombrables martyrs, nous n'aurions rien pour attirer de ressortissants étrangers vers le Canadian Dream, ni non plus vers le Rêve Québécois. Si nos ancêtres avaient été incroyants, ils seraient tout simplement demeurés en France et nous n'aurions pas de pays, aujourd'hui.

En ce qui a trait aux accommodements raisonnables, je crois que nous, Québécois, sommes déjà fort accueillants et que la seule chose qu'il nous reste à améliorer consiste à donner une chance aux nouveaux arrivants. Toutefois, il est naturel qu'en retour, ceux-ci fassent preuve de bonnes manières en commençant par observer quels sont les usages, chez nous, de manière à s'intégrer sans nous faire sentir comme si nous n'étions plus ici chez nous. Premier arrivé, premier servi: si la règle vaut dans leur pays d'origine, elle vaut tout autant ici, et ce n'est pas pour rien qu'existe le dicton: À Rome, il faut faire comme les Romains.

Ici, au Québec, les *Fêtes* prédominantes, entre le 15 décembre et le 15 janvier, sont Noël, anniversaire de Jésus, et le Jour de l'An, autre fête non seulement civile, mais religieuse, puisqu'on l'appelait autrefois *Circoncision de Jésus*. Si nous sommes assez fins (finesse de cœur) pour offrir à certains de nos concitoyens de bons vœux de Hanukkah ou de Joyeux Noël orthodoxe, ce n'est là qu'un effet de notre bonté, mais nous ne devons jamais oublier que c'est au nom de leur foi, foi chrétienne, foi catholique, que ceux qui ont fondé nos hôpitaux, nos écoles, nos universités, et qui ont construit nos églises, sont venus s'établir ici. Vive Noël, car un *Temps des Fêtes* en général, sans but, sans substance, n'aurait aucune raison d'être.
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