Lien Internet vers formule: https://www.premier.gouv.qc.ca/premier-ministre
Note au lecteur:
«Tous pour un» signifie d'aller lire, sur l'Internet, en inscrivant sur Google *Alain Laperrière*, ensuite, si votre cœur y est disposé, d'écrire à qui vous le voudrez pour essayer de faire avancer les choses. Si c'était vous qui étiez en pareille situation, vous aimeriez sûrement qu'il se trouve des gens pour penser aux autres, cinq minutes, et vous appuyer. Merci à l'avance.
: ) †
Le dimanche 28 septembre 2008, 13h11 ici
Cher Premier Ministre Charest,
J'ai coché la case *Autre*, car il s'agit à la fois de justice, de relations du travail, de solidarité sociale, de famille et de communication.
Il faut écrire *site Internet*, au lieu que *site Web*, dans la présente formule. Soit dit entre parenthèses.
J'ai connaissance d'une situation d'injustice terrible, qui rejoint en partie la situation de bagarres au hockey.
Pendant nombre d'années, il a prévalu une culture où les entraîneurs de hockey poussaient de jeunes joueurs à provoquer des bagarres, ou à y participer. Ceux qui refusaient de se battre étaient considérés comme des moumounes et se voyaient persécuter par leur groupe de camarades. Nous essayons actuellement de faire évoluer cette culture.
Or, au sein du Service d'incendies de Montréal (SIM), il existe une culture, tout autant désuète, où les sapeurs-pompiers qui, dans le but de garder la paix à la maison et de cultiver une bonne relation avec leur épouse, sont persécutés par le corps professionnel auquel ils appartiennent, lorsqu'ils déclarent ouvertement ne pas être intéressés à boire à l'excès, à blasphémer, ni à regarder de vidéos moches ou contaminants.
Au printemps dernier, en faisant le tour des stations de télévision, j'ai regardé une entrevue entre l'animateur Denis Lévesque et un pompier de Montréal, Alain Laperrière. Alain Laperrière a pour épouse Marie-Claude Langlois et, ensemble, ils ont eu trois enfants qui sont encore tout jeunes.
Au début de sa carrière comme sapeur, vers l'âge de 20 ans, quelqu'un a appris qu'Alain était vierge. Vous pouvez imaginer les remarques, mais aussi les persécutions, qui en ont résulté. Ces faits ont été relatés dans La Presse, dans un article signé Michèle Ouimet.
Depuis quelque temps, Alain Laperrière, comme suite à toutes sortes de tassage dans le coin et de persécutions dont certaines ont même comporté des actes répugnants, par exemple uriner sur son équipement professionnel, a été affecté à un emploi de bureau. Comme il a vraiment la vocation de pompier, il est très malheureux en ce travail et a songé à bien des choses, notamment mettre fin à ses jours, démissionner, etc.
Son syndicat ne l'aide pas, la Ville n'a pour ainsi dire rien fait, et personne ne semble se porter à sa défense. Je ne connaissais pas Alain avant d'avoir regardé l'entrevue qu'il a accordée à Denis Lévesque, mais d'après tout ce que j'ai pu lire sur l'Internet, à son sujet, il fait un excellent travail et l'unique raison de toutes les persécutions est qu'il n'est pas comme les autres, et ne veut pas donner son assentiment à certains actes vulgaires que d'autres, parmi ses confrères, regardent comme normaux.
Je crois que si, dans votre rôle de Premier Ministre, il existait des éléments qui entraient directement en conflit, moralement ou autrement, avec une saine relation de couple avec Michou, vous aussi, aimeriez que l'on vous exempte de toute forme de persécution et que l'on vous permette, à la fois de bien effectuer votre travail et, une fois rentré à la maison, d'être moralement et affectivement apte à garder une bonne relation avec votre épouse. Or, Alain s'est en quelque sorte vu imposer un choix injuste: garder l'approbation de ses confrères OU demeurer un père et un époux digne de ce nom.
En raison de toutes les persécutions, et d'une certaine conspiration entre casernes, chaque fois qu'Alain a été muté d'une caserne à une autre, sur une période de 13 ans environ, tout le monde était déjà prévenu contre lui, de sorte que le changement de caserne ne lui permettait nullement que la situation ne change, mais le bal continuait.
Depuis quelques jours, Alain est en congé de maladie, pour cause d'anxiété, car les directeurs du bureau où il a abouti essaient de le faire démissionner. Rien d'étonnant qu'il soit anxieux, comment peut-on respirer normalement et faire du bon travail lorsqu'on se sent comme un canard, traqué par des chasseurs armés.
J'ai écrit au Dr Phil Show, car justement, la semaine dernière, dans la vague d'un film qui est sorti en salle récemment, et portant sur les relations de couple difficiles que vivent les membres du corps policier, de même que les sapeurs, Dr Phil avait invité, à son émission, un policier et un pompier. Cela tombait bien, car j'avais repensé à la situation d'Alain, me demandant ce que je pourrais bien faire pour l'appuyer.
Pour lire d'autres renseignements, l'on peut visiter le site coderouge.com, le site du SIM, ou écrire à Alain Laperrière à l'adresse électronique que je vous fournis ici (adresse électronique fournie).
C'est un bon jeune homme, qui se présente bien, et je n'ai aucun doute qu'il est un bon époux et un bon père. Il est aussi sensible qu'il est fort, ce qui n'est pas peu dire, mais je crains que si personne ne l'encourage, il ne sera pas avec nous beaucoup plus longtemps, car il est découragé, ce qui, en de telles circonstances, se comprend aisément.
Vous pouvez voir une photo de lui et de son épouse en inscrivant, sur Google *Alain Laperrière*, vous verrez un site où le nom de son épouse est mentionné aussi, et sur ce site, il y a une photo du couple Laperrière-Langlois.
Je vais prévenir Alain que je vous ai écrit, cela l'encouragera un peu.
J'ai écrit au Maire de Montréal dès le printemps dernier, mais selon ce que m'a écrit Alain, la situation ne s'est pas améliorée, ce pourquoi j'ai pensé vous écrire, me disant que l'on ne sait jamais et que vous pourriez peut-être faire quelque chose pour faire avancer ce dossier.
L'histoire d'Alain Laperrière ferait sûrement un bon film.
Veuillez m'excuser si j'ai fait des coquilles, car le texte, ici, est très petit, de sorte que je ne vois pas très bien ce que j'écris.
Je vous prie d'agréer, Monsieur Charest, mes salutations distinguées, et mes remerciements, à l'avance, de tout ce que vous pourrez faire pour corriger cette injustice.
Alex
Alex J. Glass
Écrivain catholique et réviseur linguistique
Montréal, centre-ville
: ) (croix)
P.-S. Aucune restriction de diffusion, le but premier étant que l'on fasse tout en notre pouvoir pour sauver la vie à quelqu'un qui a toujours été là pour sauver la vie à d'autres. Merci. : )
dimanche 28 septembre 2008
Tous pour un - Alain Laperrière, pompier à Montréal
Lien Internet vers formule: https://www.premier.gouv.qc.ca/premier-ministre
Note au lecteur:
«Tous pour un» signifie d'aller lire, sur l'Internet, en inscrivant sur Google *Alain Laperrière*, ensuite, si votre cœur y est disposé, d'écrire à qui vous le voudrez pour essayer de faire avancer les choses. Si c'était vous qui étiez en pareille situation, vous aimeriez sûrement qu'il se trouve des gens pour penser aux autres, cinq minutes, et vous appuyer. Merci à l'avance.
: ) †
Le dimanche 28 septembre 2008, 13h11 ici
Cher Premier Ministre Charest,
J'ai coché la case *Autre*, car il s'agit à la fois de justice, de relations du travail, de solidarité sociale, de famille et de communication.
Il faut écrire *site Internet*, au lieu que *site Web*, dans la présente formule. Soit dit entre parenthèses.
J'ai connaissance d'une situation d'injustice terrible, qui rejoint en partie la situation de bagarres au hockey.
Pendant nombre d'années, il a prévalu une culture où les entraîneurs de hockey poussaient de jeunes joueurs à provoquer des bagarres, ou à y participer. Ceux qui refusaient de se battre étaient considérés comme des moumounes et se voyaient persécuter par leur groupe de camarades. Nous essayons actuellement de faire évoluer cette culture.
Or, au sein du Service d'incendies de Montréal (SIM), il existe une culture, tout autant désuète, où les sapeurs-pompiers qui, dans le but de garder la paix à la maison et de cultiver une bonne relation avec leur épouse, sont persécutés par le corps professionnel auquel ils appartiennent, lorsqu'ils déclarent ouvertement ne pas être intéressés à boire à l'excès, à blasphémer, ni à regarder de vidéos moches ou contaminants.
Au printemps dernier, en faisant le tour des stations de télévision, j'ai regardé une entrevue entre l'animateur Denis Lévesque et un pompier de Montréal, Alain Laperrière. Alain Laperrière a pour épouse Marie-Claude Langlois et, ensemble, ils ont eu trois enfants qui sont encore tout jeunes.
Au début de sa carrière comme sapeur, vers l'âge de 20 ans, quelqu'un a appris qu'Alain était vierge. Vous pouvez imaginer les remarques, mais aussi les persécutions, qui en ont résulté. Ces faits ont été relatés dans La Presse, dans un article signé Michèle Ouimet.
Depuis quelque temps, Alain Laperrière, comme suite à toutes sortes de tassage dans le coin et de persécutions dont certaines ont même comporté des actes répugnants, par exemple uriner sur son équipement professionnel, a été affecté à un emploi de bureau. Comme il a vraiment la vocation de pompier, il est très malheureux en ce travail et a songé à bien des choses, notamment mettre fin à ses jours, démissionner, etc.
Son syndicat ne l'aide pas, la Ville n'a pour ainsi dire rien fait, et personne ne semble se porter à sa défense. Je ne connaissais pas Alain avant d'avoir regardé l'entrevue qu'il a accordée à Denis Lévesque, mais d'après tout ce que j'ai pu lire sur l'Internet, à son sujet, il fait un excellent travail et l'unique raison de toutes les persécutions est qu'il n'est pas comme les autres, et ne veut pas donner son assentiment à certains actes vulgaires que d'autres, parmi ses confrères, regardent comme normaux.
Je crois que si, dans votre rôle de Premier Ministre, il existait des éléments qui entraient directement en conflit, moralement ou autrement, avec une saine relation de couple avec Michou, vous aussi, aimeriez que l'on vous exempte de toute forme de persécution et que l'on vous permette, à la fois de bien effectuer votre travail et, une fois rentré à la maison, d'être moralement et affectivement apte à garder une bonne relation avec votre épouse. Or, Alain s'est en quelque sorte vu imposer un choix injuste: garder l'approbation de ses confrères OU demeurer un père et un époux digne de ce nom.
En raison de toutes les persécutions, et d'une certaine conspiration entre casernes, chaque fois qu'Alain a été muté d'une caserne à une autre, sur une période de 13 ans environ, tout le monde était déjà prévenu contre lui, de sorte que le changement de caserne ne lui permettait nullement que la situation ne change, mais le bal continuait.
Depuis quelques jours, Alain est en congé de maladie, pour cause d'anxiété, car les directeurs du bureau où il a abouti essaient de le faire démissionner. Rien d'étonnant qu'il soit anxieux, comment peut-on respirer normalement et faire du bon travail lorsqu'on se sent comme un canard, traqué par des chasseurs armés.
J'ai écrit au Dr Phil Show, car justement, la semaine dernière, dans la vague d'un film qui est sorti en salle récemment, et portant sur les relations de couple difficiles que vivent les membres du corps policier, de même que les sapeurs, Dr Phil avait invité, à son émission, un policier et un pompier. Cela tombait bien, car j'avais repensé à la situation d'Alain, me demandant ce que je pourrais bien faire pour l'appuyer.
Pour lire d'autres renseignements, l'on peut visiter le site coderouge.com, le site du SIM, ou écrire à Alain Laperrière à l'adresse électronique que je vous fournis ici (adresse électronique fournie).
C'est un bon jeune homme, qui se présente bien, et je n'ai aucun doute qu'il est un bon époux et un bon père. Il est aussi sensible qu'il est fort, ce qui n'est pas peu dire, mais je crains que si personne ne l'encourage, il ne sera pas avec nous beaucoup plus longtemps, car il est découragé, ce qui, en de telles circonstances, se comprend aisément.
Vous pouvez voir une photo de lui et de son épouse en inscrivant, sur Google *Alain Laperrière*, vous verrez un site où le nom de son épouse est mentionné aussi, et sur ce site, il y a une photo du couple Laperrière-Langlois.
Je vais prévenir Alain que je vous ai écrit, cela l'encouragera un peu.
J'ai écrit au Maire de Montréal dès le printemps dernier, mais selon ce que m'a écrit Alain, la situation ne s'est pas améliorée, ce pourquoi j'ai pensé vous écrire, me disant que l'on ne sait jamais et que vous pourriez peut-être faire quelque chose pour faire avancer ce dossier.
L'histoire d'Alain Laperrière ferait sûrement un bon film.
Veuillez m'excuser si j'ai fait des coquilles, car le texte, ici, est très petit, de sorte que je ne vois pas très bien ce que j'écris.
Je vous prie d'agréer, Monsieur Charest, mes salutations distinguées, et mes remerciements, à l'avance, de tout ce que vous pourrez faire pour corriger cette injustice.
Alex
Alex J. Glass
Écrivain catholique et réviseur linguistique
Montréal, centre-ville
: ) (croix)
P.-S. Aucune restriction de diffusion, le but premier étant que l'on fasse tout en notre pouvoir pour sauver la vie à quelqu'un qui a toujours été là pour sauver la vie à d'autres. Merci. : )
samedi 19 avril 2008
Une vie gâchée selon qui?
Il n’est pas bon de se poser trop de questions.
Depuis deux semaines environ, je m’impose une balade à pied, tous les deux jours. L’objectif de la première balade était de trouver du Koji; je ne voulais pas téléphoner à l’avance, au magasin, pour demander s’ils avaient de Koji en stock, préférant que la promenade soit aussi gratuite que possible et ne soit liée à aucune gratification particulière.
La promenade me permet, l’espace d’une heure ou deux, d’échapper à la vibration, ainsi que de prendre, non un bain de foule, mais un bain d’oiseaux (sourire), au sortir d’un hiver qui n’a guère permis de balades insouciantes, en raison du nombre de (véritables) tempêtes de neige que nous avons connu. Il fait bon entendre de nouveau, non pas ces city-gulls (goélands de ville), comme je les appelle, ni non plus les pigeons, mais ces petits moineaux ou roitelets dont les seuls objectifs semblent de picorer et de chanter.
Il ne sert à rien de se mettre en dépression en pensant que l’on a peut-être *gâché sa vie*, puisque finalement, c’est quoi, gâcher sa vie, et ce diagnostic est émis par qui, peut-être par des gens qui n’ont pas fait mieux et qui ne sont même pas conscients de leur propre *gâchis*.
Si quelqu’un ne croit pas à la vie éternelle et met tous ses œufs dans l’unique panier de la vie ici-bas, gâcher sa vie ne représente presque rien. À l’échelle du cosmos et de l’Histoire, une vie de mortel, gâchée, est bien peu de chose et je doute que cela impressionne beaucoup les vers de terre si un être humain, n’importe lequel, a prétendûment *gâché sa vie*.
Si quelqu’un croit à la vie éternelle et met tous ses œufs dans l’unique panier d’une vie qui n’aura jamais de fin, et dont il aura à rendre compte à Dieu, au dernier jour de sa vie temporelle, il faudrait, pour *gâcher sa vie*, qu’il ait détourné le regard, détourné ses pas, détourné l’oreille mille et une fois, pour éviter de voir, de rencontrer ou d’écouter qui lui tendait la main, qui réclamait son aide, son appui, son écoute. Dans l’optique de la foi, même si quelqu’un a, mille et une fois, détourné le regard, il lui suffit de s’amender et, la mille deuxième fois, de parcourir un kilomètre, que dis-je? deux kilomètres, avec qui lui demande de l’accompagner pendant un kilomètre.
Il se pourrait que j’aie *gâché ma vie* en allant passer une heure et demie dans le campus de McGill, cet après-midi. Personne ne m’y a tendu la main, ne m’a demandé de l’accompagner pendant un kilomètre. L’important est d’avoir eu le cœur ouvert et d’avoir respiré. Le reste m’est impossible à vérifier, et je pourrais avoir tout autant gâché ma vie en renonçant à une promenade qui m’a fait du bien, et au retour de laquelle j’avais envie d’écrire quelque chose.
Quand je passe plusieurs semaines sans rien écrire ici, c’est que je me mets trop de pression. Je voudrais prendre ce que j’ai appris et le tasser en deux courts paragraphes. Avec toute cette pression, les idées se mettent à tourbillonner et je permets à d’autres préoccupations, trop pratiques, peut-être trop alimentaires, de tourbillonner avec le reste, et je finis par me dire que je n’y arriverai *jamais*.
Je sais pourquoi je n’ose pas assez souvent. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais à force de ne pas recevoir d’encouragement, l’on tombe dans le piège de s’évaluer selon le regard des autres, au lieu de se demander à soi-même ce que l’on aurait envie de partager, ce que l’on aurait envie de dire, ce que l’on aurait envie de faire. Ou bien l’on craint de se faire dire non, ce qui n’est agréable pour personne.
Un jour, en 1999 ou en 2000, je me suis dit qu’il n'importait guère que ma vie soit gâchée ou non, et que l’essentiel était de considérer ce dont je dispose, à tous points de vue, et d’essayer d’en faire quelque chose d’intéressant, ne serait-ce que 15 minutes par jour. Ainsi, le reste s’en trouverait ensoleillé, en quelque sorte un peu réparé.
Et puis il est impossible de gâcher sa vie si l’on aime, peu importe que, selon d’autres, cet amour soit payé de retour, récompensé, ou autrement nourri. L’essentiel est d’agir, lorsqu’on voit un chemin, de suivre ce chemin et de résister à la tentation de regarder en arrière. Si l’on peut se rappeler, aujourd’hui, un seul jour où quelqu’un a eu besoin de nous et que nous avons su être là, parcourir de bon cœur deux kilomètres (ou plus) avec cette personne, c’est déjà beaucoup.
dimanche 23 mars 2008
Joyeuses Pâques!

Dimanche de la Résurrection, 23 mars 2008
Montréal 13h36
Joyeuses Pâques!
Agneau immolé, Agneau vainqueur. Voilà, en quatre mots, ce que représente pour moi, spirituellement, la fête de Pâques. Supplice non désiré, mais assumé; souffrance physique et morale non désirée, mais acceptée, pour un plus grand bien qui viendra plus tard.
Pour nombre d'humains, surtout quand la vie leur est douce, l'apparence de l'échec est insupportable et leur inspire dédain, défiance, mépris. Pour nombre d'autres, qui ont connu autre chose, l'apparence de l'échec, selon la définition du *succès* ici-bas, inspire une grande espérance, car lorsque tout semble perdu, Dieu entre en action.
Ceux, parmi les êtres que j'ai connus et aimés, qui ont, selon les termes de la Bible, *pris le chemin de tout le monde*, faisaient-ils partie des *gagnants*, selon le monde, ou des *perdants*, selon le monde? Je dirais qu'ils ont été des gagnants selon le cœur et des perdants selon le monde.
Pâques, c'est le feu d'artifices de Dieu, hommage à tout être qui, dans le doute, choisit d'aimer encore, d'aimer toujours, d'aimer quand même, quelles que puissent être les récompenses en ce monde.
Les lys de Pâques que nous connaissons ici-bas, si beaux soient-ils, ne sont encore rien, comparativement aux vrais lys que nous verrons plus tard, quand nous aurons traversé le voile tout mince qui nous empêche présentement de voir Dieu face à face. Et alors nous comprendrons pleinement le sens des paroles de saint Benoît: «Nul œil n'a vu, nulle oreille n'a entendu, ce que Dieu a préparé pour ceux qui L'aiment». J'ai foi qu'un jour viendra où nous serons tous heureux en même temps: imaginez la fête!
Dieu bénisse tous ceux que j'aime, Dieu bénisse en double ceux que je n'aime pas assez, et nous donne à tous, en ce jour qui appartient tout entier à l'Agneau Vainqueur, de beaux moments de joie et d'émerveillement.
Joyeuses Pâques!
xoxo : ) †
samedi 22 mars 2008
Samedi Saint, 22 mars 2008
vendredi 21 mars 2008
Jour sacré

La Passion de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jean
J'ai suivi l'ordre des pistes, sur le disque de JPC où cette pièce, mise en musique par JPC, peut être écoutée et méditée intégralement. Si l'on est dans l'épreuve, ce récit console; si l'on est dans la félicité, il aide à demeurer reconnaissant.
[8]
La Passion de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jean
L. Après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus y avait souvent réuni ses disciples. Judas prit donc avec lui un détachement de soldats, et des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit:
- Qui cherchez-vous?
L. Ils lui répondirent:
F. Jésus le Nazaréen.
L. Il leur dit:
- C’est moi.
L. Judas, qui le livrait, était au milieu d’eux. Quand Jésus leur répondit: «C’est moi». Ils reculèrent et ils tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau:
- Qui cherchez-vous?
L. Ils dirent:
F. Jésus le Nazaréen.
L. Jésus répondit:
- Je vous l’ai dit: c’est moi.
Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir.
L. (Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite:
«Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés.»)
Alors Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira du fourreau; il frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre:
- Remets ton épée au fourreau. Est-ce que je vais refuser la coupe que le Père m’a donnée à boire?
L. Alors les soldats, le commandant et les gardes juifs se saisissent de Jésus et l’enchaînent.
[9]
Ils l’emmenèrent d’abord chez Anne, beau-père de Caïphe, le grand prêtre de cette année-là. (C’est Caïphe qui avait donné aux Juifs cet avis: Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour tout le peuple.
Simon-Pierre et un autre disciple suivaient Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand prêtre, mais Pierre était resté dehors, près de la porte. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la jeune servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. La servante dit alors à Pierre:
A. N’es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme-là?
L. Il répondit:
D. Non, je n’en suis pas!
L. Les serviteurs et les gardes étaient là; comme il faisait froid, ils avaient allumé un feu pour se réchauffer. Pierre était avec eux, et se chauffait lui aussi.
[10]
Or, le grand prêtre questionnait Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
Jésus lui répondit:
- J’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi me questionnes-tu? Ce que j’ai dit, demande-le à ceux qui sont venus m’entendre. Eux savent ce que j’ai dit.
L. À cette réponse, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant:
A. C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre!
L. Jésus lui répliqua:
- Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?
[11]
L. Anne l’envoya, toujours enchaîné, au grand prêtre Caïphe.
Simon-Pierre était donc en train de se chauffer; on lui dit:
A. N’es-tu pas un de ses disciples, toi aussi?
L. Il répondit:
D. Non, je n’en suis pas!
L. Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista:
A. Est-ce que je ne t’ai pas vu moi-même dans le jardin avec lui?
L. Encore une fois, Pierre nia. À l’instant, le coq chanta.
Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur. C’était le matin. Les Juifs n’entrèrent pas eux-mêmes dans le palais, car ils voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l’agneau pascal. Pilate vint au dehors pour leur parler:
A. Quelle accusation portez-vous contre cet homme?
L. Ils lui répondirent:
F. S’il ne s’agissait pas d’un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré.
L. Pilate leur dit:
A. Reprenez-le, et vous le jugerez vous-mêmes suivant votre loi.
L. Les Juifs lui dirent:
F. Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort.
L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite
pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit:
A. Es-tu le roi des Juifs?
L. Jésus lui demanda:
- Dis-tu cela de toi-même,
ou bien parce que d’autres te l’ont dit?
L. Pilate répondit:
A. Est-ce que je suis Juif, moi? Ta nation et les chefs des prêtres t’ont livré à moi: qu’as-tu donc fait?
L. Jésus déclara:
- Ma royauté ne vient pas de ce monde; si ma royauté venait de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d’ici.
L. Pilate lui dit:
A. Alors, tu es roi?
L. Jésus répondit:
- C’est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci: rendre témoignage à la vérité.
Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix.
L. Pilate lui dit:
A. Qu’est-ce que la vérité?
L. Après cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit:
A. Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
Mais c’est la coutume chez vous que je relâche quelqu’un pour la Pâque: voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?
L. Mais ils se mirent à crier:
F. Pas lui! Barabbas!
L. (Ce Barabbas était un bandit.)
[12]
Alors Pilate ordonna d’emmener Jésus pour le flageller. Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête; puis ils le revêtirent d’un manteau de pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient:
F. Honneur à toi, roi des Juifs!
L. Et ils le giflaient.
Pilate sortit de nouveau pour dire aux Juifs:
A. Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
L. Alors Jésus sortit, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit:
A. Voici l’homme.
L. Quand ils le virent, les chefs des prêtres et les gardes se mirent à crier:
F. Crucifie-le! Crucifie-le!
L. Pilate leur dit:
A. Reprenez-le, et crucifiez-le vous-mêmes; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
L. Les Juifs lui répondirent:
F. Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est prétendu Fils de Dieu.
L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans son palais et dit à Jésus:
A. D’où es-tu?
L. Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors:
A. Tu refuses de me parler, à moi? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher, et le pouvoir de te crucifier?
L. Jésus répondit:
- Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut; ainsi, celui qui m’a livré à toi est chargé d’un péché plus grave.
L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher; mais les Juifs se mirent à crier:
F. Si tu le relâches, tu n’es pas ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur.
L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors; il le fit asseoir sur une estrade à l’endroit qu’on appelle le Dallage (en hébreu: Gabbatha). C’était un vendredi, la veille de la Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs:
A. Voici votre roi.
L. Alors ils crièrent:
F. À mort! À mort! crucifie-le!
L. Pilate leur dit:
A. Vais-je crucifier votre roi?
L. Les chefs des prêtres répondirent:
F. Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur.
L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié, et ils se saisirent de lui.
[13]
Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit en hébreu: Golgotha (nom qui se traduit «Calvaire», c’est-à-dire «Crâne»). Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix, avec cette inscription: Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. Comme on avait crucifié Jésus dans un endroit proche de la ville, beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, qui était libellé en hébreu, en latin et en grec. Alors les prêtres des Juifs dirent à Pilate:
F. Il ne fallait pas écrire: «Roi des Juifs»;
il fallait écrire: «Cet homme a dit: Je suis le roi des Juifs».
L. Pilate répondit:
A. Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.
L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux:
A. Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l’aura.
L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture: Ils se sont partagé mes habits; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.
[14]
Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère:
- Femme, voici ton fils.
L. Puis il dit au disciple:
- Voici ta mère.
L. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit:
- J’ai soif.
L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit:
- Tout est accompli.
L. Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
(minute de silence)
[15]
Comme c’était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat, (d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l’on avait crucifiés avec Jésus. Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu’il dit vrai.) Tout cela est arrivé afin que cette parole de l’Écriture s’accomplisse: Aucun de ses os ne sera brisé. Et un autre passage dit encore: Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.
Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret, par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème (celui qui la première fois était venu trouver Jésus pendant la nuit) vint lui aussi; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent le corps de Jésus, et ils l’enveloppèrent d’un linceul, en employant des aromates, selon la manière juive d’ensevelir les morts.
Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait là un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore mis personne. Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.
†
mercredi 19 mars 2008
Semaine Sainte

Montréal, le Mercredi Saint, 19 mars 2008, midi
Je retranscris ici ce que j'ai reçu ce matin du site Évangile au Quotidien. Le commentaire du Saint-Père, sur l'Évangile, fournit du matériel de réflexion.
S'il existe encore des êtres, en 2008, pour affirmer ne point avoir la foi, ils peuvent la demander, et ils peuvent aussi demander que leur foi aille grandissant. Il demeure que le passage de Jésus-Christ sur terre constitue un fait historique et, s'il y a, aujourd'hui, des gens qui peuvent dire qu'ils ne croient pas en Dieu, ce n'est pas pour Lui-Même que Dieu a permis que Son Fils Jésus, vrai Dieu ET vrai homme, soit abandonné aux humains, mais parce que, s'Il ne l'avait pas permis et s'Il avait envoyé douze légions d'anges pour épargner à Jésus le supplice de la Croix, il y a longtemps que le monde L'aurait oublié. Donc, ce n'est pas à cause de la nature de Dieu que la Croix a été rendue nécessaire, mais à cause de la nature humaine. C'est là que nous ne pouvons faire la leçon à personne, ni à Pierre, ni à Judas, et que sitôt que nous avons la nature humaine, nous portons en nous, et la capacité de trahir, et la capacité de prier de ne jamais trahir. Quoi qu'il en soit, notre bonté n'est jamais le fait de notre petit mérite personnel, mais un reflet de l'immense bonté de Dieu, que nous n'avons qu'à demander, si nous désirons Lui ressembler.
Lien Internet: http://www.levangileauquotidien.org
Texte pour ce Mercredi Saint
Fête de saint Joseph, époux de la Vierge Marie
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI: «L’un de vous va me livrer»
Lectures du jour
Psaume 69(68), 8-10.21-22.31.33-34.
C'est pour toi que j'endure l'insulte, que la honte me couvre le visage: je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère. L'amour de ta maison m'a perdu; on t'insulte, et l'insulte retombe sur moi.
L'insulte m'a broyé le cœur, le mal est incurable; j'espérais un secours, mais en vain, des consolateurs, je n'en ai pas trouvé. À mon pain, ils ont mêlé du poison; quand j'avais soif, ils m'ont donné du vinaigre.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique, je vais le magnifier, lui
rendre grâces. Les pauvres l'ont vu, ils sont en fête: «Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu!» Car le Seigneur écoute les humbles, il n'oublie pas les siens emprisonnés.
Mt [Matthieu] 26,14-25
Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?» Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?»
Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: 'Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.'»
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer.» Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?» Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!»
Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?» Jésus lui répondit: «C'est toi qui l'as dit!»
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI
Audience générale du 18 octobre 2006 (trad. DC n° 2368 © Libreria Editrice Vaticana)
«L’un de vous va me livrer»
Pourquoi Judas a-t-il trahi Jésus? La question est l'objet de diverses hypothèses. Certains recourent au fait de sa cupidité; d'autres soutiennent une explication d'ordre messianique: Judas aurait été déçu de voir que Jésus n'insérait pas dans son programme la libération politico-militaire de son pays. En réalité, les textes évangéliques insistent sur un autre aspect: Jean dit expressément que «le démon a inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer» (Jn 13,2). Luc écrit de manière analogue: «Satan entra en Judas, appelé Iscariote, qui était au nombre des Douze» (Lc 22,3). De cette manière, on va au-delà des motivations historiques et on explique l'affaire d'après la responsabilité personnelle de Judas, qui céda misérablement à une tentation du Malin. La trahison de Judas demeure en tout cas un mystère. Jésus l'a traité d'ami (Mt 26,50) mais, dans ses invitations à le suivre sur la voie des Béatitudes, il n'a pas forcé les volontés et ne les a pas prémunies contre les tentations de Satan, respectant la liberté humaine.
Rappelons-nous que Pierre voulut lui aussi s'opposer à Jésus et à ce qui l'attendait à Jérusalem, mais il reçut un très vif reproche: «Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes!» (Mc 8,32-33). Après sa chute, Pierre s'est repenti et a trouvé pardon et grâce. Judas s'est lui aussi repenti, mais son repentir a dégénéré en désespoir et est ainsi devenu autodestruction. ... Gardons bien présentes deux choses. La première: Jésus respecte notre liberté. La seconde: Jésus attend notre disponibilité au repentir et à la conversion; il est riche en miséricorde et en pardon.
Du reste, quand nous pensons au rôle négatif joué par Judas, nous devons l'insérer dans la conduite supérieure des événements de la part de Dieu. Sa trahison a conduit Jésus à la mort, mais celui-ci a transformé cet horrible supplice en un espace d'amour salvifique et en remise de soi à son Père (Ga 2,20; Ep 5,2.25). Le verbe «trahir» est la traduction d'un mot grec qui signifie «remettre, livrer». Parfois, son sujet est même Dieu en personne: c'est lui qui par amour a «livré» Jésus pour nous tous (Rm 8,32). Dans son mystérieux projet salvifique, Dieu saisit le geste inexcusable de Judas comme occasion de don total du Fils pour la rédemption du monde.
Source: http://www.levangileauquotidien.org
mardi 4 mars 2008
Note: Les commentaires anonymes ne sont pas autorisés.
Livre à partager

Montréal, le mardi 4 mars 2008
Si vous souffrez d'une maladie grave, ou connaissez quelque grand malade, qu'il s'agisse de maladie chronique ou de maladie mentale, je recommande fortement un tout petit mais substantiel ouvrage publié en anglais sous le titre «Zen Macrobiotics», et intitulé, en français, «Le Zen Macrobiotique». J'ai découvert cet ouvrage en 1983 et l'ai souvent relu, depuis. C'est le genre de livre qui peut changer une vie, pour peu que l'on y soit réceptif, et qui se trouve aisément chez tout bon magasin d'aliments naturels. Ce n'est pas un ouvrage à emprunter à la bibliothèque, car il coûte si peu que l'on veut en faire une lecture de chevet.
L'auteur, Georges Ohsawa, d'origine japonaise, a été condamné par la médecine traditionnelle alors qu'au jeune âge de 20 ans, il était atteint de tuberculose. Incapable d'avaler un tel diagnostic, il a parcouru l'Europe et l'Asie, en quête d'une cure naturelle. Le fait d'avoir trouvé une telle cure, après nombre d'années d'exploration, d'étude et d'expérimentation, lui a permis de vivre jusqu'à l'âge respectable de 73 ans, ce qui n'a rien de négligeable, compte tenu qu'il était fumeur et appréciait bien le whisky.
Zen Macrobiotics
Georges Ohsawa
ISBN 9780918860545
Édition originale, 1965
La version française de cet ouvrage de 120 pages environ coûte un peu plus cher que la version originale anglaise, cette dernière disponible au coût d'environ 7$ à 10$.
Le Zen Macrobiotique
ou l'Art du rajeunissement et de la longévité
Georges Ohsawa
ISBN 978-2-7116-4133-8
Chaque fois que je relis cet ouvrage et que je renoue avec la merveilleuse simplicité du régime 7, je redécouvre la valeur de cet ouvrage, ainsi que tous les bienfaits de ce mode d'alimentation, qui est également un mode de vie et une disposition d'esprit.
J'y ai relu, le week-end dernier, à titre d'exemple, que toute maladie de peau a pour cause des reins fatigués, surmenés, et que la cure consiste, tout simplement, à adopter le régime 7 et à limiter le plus possible l'apport en liquides. Le régime en question est encore plus bénéfique pour les grands malades, surtout pour ceux qui se sentent enchaînés à des prises de médicaments plusieurs fois par jour.
Bonne lecture.
Assurance contre le feu
mardi 12 février 2008
Société d'irresponsables?
vendredi 8 février 2008
De longs silences ...
mercredi 26 décembre 2007
Message Urbi et Orbi du Saint-Père pour Noël 2007

Source: http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/urbi/
documents/hf_ben-xvi_mes_20071225_urbi_fr.html
MESSAGE URBI ET ORBI
DU SAINT-PÈRE BENOÎT XVI
Noël 2007
«Un jour saint est apparu pour nous.
Venez tous adorer le Seigneur.
Aujourd’hui une grande lumière est descendue sur la terre».
(Messe du jour de Noël, acclamation à l’Évangile)
Chers Frères et Sœurs!
«Un jour saint est apparu pour nous». Un jour de grande espérance: aujourd’hui nous est né le Sauveur de l’humanité! La naissance d’un enfant apporte normalement une lumière d’espérance à ceux qui l’attendent avec impatience. Lorsque Jésus est né dans la grotte de Bethléem, une «grande lumière» est apparue sur la terre; une grande espérance a pénétré le cœur de ceux qui l’attendaient: «lux magna», chante la liturgie de ce jour de Noël. Ce ne fut certainement pas une «grande lumière» selon le critère de ce monde, puisque ceux qui, les premiers, la virent, furent seulement Marie, Joseph et quelques bergers, puis les Mages, le vieux Syméon, la prophétesse Anne: ceux que Dieu avait d’avance choisis. Et pourtant, dans le secret et le silence de cette nuit sainte, s’est allumée pour tout homme une lumière splendide et sans déclin; la grande espérance, porteuse de bonheur, est arrivée dans le monde: «Le Verbe s’est fait chair et nous avons contemplé sa gloire» (Jn 1, 14).
«Dieu est lumière – affirme saint Jean – en lui point de ténèbres» (1 Jn 1, 5). Dans le livre de la Genèse, nous lisons qu’à l’origine de l’univers, «la terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme». «Dieu dit: "Que la lumière soit!" et la lumière fut» (Gn 1, 2-3). La Parole créatrice de Dieu est Lumière, source de la vie. Tout a été fait par le Logos et, sans Lui, rien de tout ce qui existe n’a été fait (cf. Jn 1, 3). Voilà pourquoi toutes les créatures sont fondamentalement bonnes et portent en elles l’empreinte de Dieu, une étincelle de sa lumière. Cependant, lorsque Jésus est né de la Vierge Marie, la Lumière elle-même est venue dans le monde: «Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière», proclamons-nous dans le Credo (de Nicée-Constantinople). En Jésus, Dieu a assumé ce qui n’était pas tout en restant ce qu’il était: «La toute-puissance est entrée dans un corps d’enfant et ne s’est pas soustraite aux lois de l’univers» (cf. S. Augustin, Sermon 184, 1, sur Noël). Il s’est fait homme, Celui qui est le créateur de l’homme, pour apporter au monde la paix. C’est pourquoi, dans la nuit de Noël, la troupe des anges chante: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime» (Lc 2, 14).
«Aujourd’hui une grande lumière est descendue sur la terre». La lumière du Christ est porteuse de paix. Dans la Messe de la nuit, la liturgie eucharistique s’ouvrait justement par ce chant: «Aujourd’hui, la paix véritable vient du ciel sur notre terre» (Antienne d’ouverture). En fait, seule la «grande» lumière apparue avec le Christ peut donner aux hommes la paix «véritable»: voilà pourquoi toutes les générations sont appelées à la recevoir, à accueillir le Dieu qui, à Bethléem, s’est fait l’un de nous.
C’est cela, Noël! Événement historique et mystère d’amour qui, depuis plus de deux mille ans, interpelle les hommes et les femmes de tout temps et de tous lieux. C’est le jour saint où resplendit la «grande lumière» du Christ, porteuse de paix! Il est vrai que pour la reconnaître, pour l’accueillir, il faut la foi, il faut l’humilité. L’humilité de Marie, elle qui a cru à la parole du Seigneur et qui, la première, inclinée au-dessus de la mangeoire, a adoré le Fruit de son sein; l’humilité de Joseph, homme juste, qui eut le courage de la foi et préféra obéir à Dieu plutôt que d’avoir soin de sa réputation; l’humilité des bergers, des pauvres bergers anonymes, qui ont accueilli l’annonce du messager céleste et sont allés en hâte vers la grotte où ils ont trouvé l’enfant qui venait de naître, et là, pleins d’étonnement, l’ont adoré en louant Dieu (cf. Lc 2, 15-20). Les petits, les pauvres de cœur: voilà les protagonistes de Noël, hier comme aujourd’hui; ce sont les protagonistes de toujours dans l’histoire de Dieu, les bâtisseurs infatigables de son Royaume de justice, d’amour et de paix.
Dans le silence de la nuit de Bethléem, Jésus est né et a été reçu entre des mains pleines de sollicitude. Et maintenant, en ce Noël qui est le nôtre et où continue à résonner l’annonce joyeuse de sa naissance rédemptrice, qui est prêt à lui ouvrir la porte de son cœur? Hommes et femmes de notre temps, pour nous aussi le Christ vient apporter la lumière, pour nous aussi, il vient donner la paix! Mais qui, dans la nuit du doute et des incertitudes, veille avec un cœur vigilant et priant? Qui attend l’aurore du jour nouveau en tenant allumée la petite flamme de la foi? Qui prend le temps d’écouter sa parole et de se laisser prendre et fasciner par son amour? Oui! Son message de paix est pour tous; c’est pour tous qu’il vient s’offrir lui-même comme espérance certaine du salut.
La lumière du Christ, qui vient illuminer tout être humain, peut enfin briller et être la consolation pour toutes les personnes qui se trouvent dans les ténèbres de la misère, de l’injustice, de la guerre; pour les personnes dont est encore niée la légitime aspiration à une existence plus assurée, à la santé, à l’éducation, à un emploi stable, à une participation plus pleine aux responsabilités civiles et politiques, hors de toute oppression et à l’abri de conditions qui offensent la dignité humaine. Ce sont tout particulièrement les franges les plus vulnérables, les enfants, les femmes, les personnes âgées, qui sont les victimes de conflits armés sanglants, du terrorisme et de violence de toutes sortes, qui provoquent des souffrances inouïes à des populations entières. Dans le même temps, les tensions ethniques, religieuses et politiques, l’instabilité, les rivalités, les oppositions, les injustices et les discriminations, qui déchirent le tissu intérieur de nombreux pays, enveniment les relations internationales. Et dans le monde, le nombre des migrants, des réfugiés, des déplacés, va toujours croissant, à cause aussi des catastrophes naturelles, qui sont souvent la conséquence de préoccupants désastres écologiques.
En ce jour de paix, ma pensée se tourne surtout vers les lieux où résonne le bruit des armes: les terres déchirées du Darfour, la Somalie et le nord de la République démocratique du Congo, les confins de l’Érythrée et de l’Éthiopie, tout le Moyen-Orient, en particulier l’Iraq, le Liban et la Terre Sainte, ainsi que l’Afghanistan, le Pakistan et le Sri Lanka, la région des Balkans et tant d’autres situations de crise, souvent malheureusement oubliées. Que l’Enfant Jésus apporte le réconfort aux personnes qui sont dans l’épreuve et donne aux responsables des gouvernements la sagesse et le courage de rechercher et de trouver des solutions humaines, justes et durables. À la soif de sens et de valeur qui habite le monde d’aujourd’hui, à la recherche de bien-être et de paix qui marque la vie de toute l’humanité, aux attentes des pauvres, le Christ, vrai Dieu et vrai Homme, répond par sa Naissance. Que les personnes et les peuples n’aient pas peur de le reconnaître et de l’accueillir; avec Lui, «une grande lumière» illumine l’horizon de l’humanité; avec Lui, s’ouvre «un jour saint» qui ne connaît pas de déclin. Que ce Noël soit vraiment pour tous un jour de joie, d’espérance et de paix!
«Venez tous adorer le Seigneur». Avec Marie, Joseph et les bergers, avec les Mages et la troupe innombrable des humbles adorateurs de l’Enfant nouveau-né qui, tout au long des siècles, ont accueilli le mystère de Noël, nous aussi, Frères et Sœurs de tous les continents, laissons la lumière de ce jour se répandre partout: qu’elle entre dans nos cœurs, qu’elle éclaire et réchauffe nos maisons, qu’elle apporte sérénité et espérance à nos cités, qu’elle donne au monde la paix! C’est là mon vœu pour vous qui m’écoutez. Vœu qui se fait prière, humble et confiante, à l’Enfant Jésus, afin que sa lumière fasse disparaître les ténèbres de votre vie et qu’elle vous comble d’amour et de paix. Que le Seigneur, qui a fait resplendir dans le Christ son visage de miséricorde, vous comble de son bonheur et vous rende messagers de sa bonté! Bon Noël!
mardi 25 décembre 2007
Le sapin de Noël dans la maison virtuelle!

Jour de Noël 2007, 13h30 Montréal
Voici un sapin que je trouve très beau. Si vous en avez trouvé d'autres, vous pouvez m'en faire parvenir l'image, par courriel. Je préférerais un sapin avec crèche dessous; bien sûr, il faut au moins une étoile ou un ange, au sommet. Pas de Mickey Mouse à Noël! xx : ) †
Joyeux Noël!

Joyeux Noël!
J'inclus une photo de la maison virtuelle où j'invite virtuellement, en ce jour de Noël, qui viendra en paix chercher un peu de calme et offrir un peu de son cœur unique. Je formule le souhait de pouvoir un jour accueillir tout le monde en réalité, au lieu que virtuellement.
L'on voit clairement, ce matin de Noël, qu'il y a beaucoup plus de monde qui fête NOËL, aujourd'hui, que de gens qui célèbrent *le temps des Fêtes*: presque personne, presque pas de circulation, quelques rares autobus pratiquement vides.
J'hésite entre des propos très personnels et des propos semi-publics, ayant conscience qu'un carnet Internet permet les deux, mais qu'il est bon de garder une perspective aussi englobante que possible. Je vais essayer de couper la poire en deux, vu que c'est Noël. : )
Côté personnel, il y a deux jours, dans l'année, où j'aime faire comme les petits enfants, manger du chocolat à jeûn: Noël et Pâques. Comme ma vie ressemble souvent à un Carême permanent, ce sont deux jours très spéciaux où il n'est pas question de jeûner. Alors ce matin, j'ai mangé deux truffes au chocolat. La première était vraiment au chocolat, la seconde était à la menthe; ouf, pour déjeuner, quelle surprise. : ) C'est mon frère qui me les a offertes il y a quelques jours et elles sont maison. Comme il n'était pas question d'y toucher avant Noël, je n'ai vu que ce matin que la boîte blanche contenait huit truffes. Je me demande à quoi seront les six autres ...
Malheureusement, bien que j'aie prié qu'il n'y ait pas de cette vibration nocive, la nuit de Noël, il m'a fallu m'endormir avec. La seule manière de contrer cela consistant à faire fonctionner des ventilateurs, dos au mur, pour me défendre. J'ai ajouté à cela, ces derniers jours, le ventilateur de la hotte, ce qui est bruyant, mais me permet de signifier, à qui ne veut comprendre le bon sens, que ses habitudes de vie nuisent à quelqu'un. J'ai hâte que cela cesse, car je supporte cela, 20 heures sur 24, depuis juillet 2006. Dès qu'il y a un répit, je retrouve instantanément ma bonne humeur et mon sens de l'humour, mais les répits sont, hélas, trop rares. Ensuite il y a des gens qui me demandent ce que je fais du Roman, alors qu'il est difficile, en pareilles conditions, de coudre un bouton, alors comment se concentrer sur un ouvrage dont l'action se situe en 1967 et qui demande énormément de calme et de silence? Il en va de même du travail de révision, où l'on risque, si l'on se sent électrocuté à petit feu, de laisser passer des erreurs. J'offre tout cela, car il n'y a toujours pas de solution en vue. Dieu voit tout et sait que je fais tout ce que me permettent mes forces.
Encore hier soir, j'ai entendu un invité, à TVA, dire que *Dieu avait dit: aide-toi et le Ciel t'aidera*. Si j'avais pu envoyer un éclair à travers l'écran, directement à cet invité, j'aurais pu l'informer que l'auteur de cette citation totalement païenne n'était point Dieu et que cette phrase ne figure nulle part dans la Sainte Bible, mais a été avancée par Pélage et que ce Pélage était un hérétique. J'ai lu ailleurs que Dieu ne regarde pas aux résultats, mais à l'intention. C'est déjà plus chrétien. : )
À tous ceux qui aiment raconter que Dieu représente une invention des humains, j'aimerais dire, en ce beau jour de Noël, que Dieu ne s'est même pas imposé aux humains, mais leur a proposé quelques règles de conduite lorsqu'alors qu'Il S'entrenait avec Moïse, sur le mont Sinaï, tout le peuple hébreu, plus ou moins laissé à lui-même et au leadership vacillant d'Aaron, a entrepris de recueillir les bijoux de tout le monde et de les faire fondre pour s'en fabriquer un veau d'or et se prosterner devant. À défaut d'avoir un vrai Dieu, vers Lequel regarder, les humains ne tardent jamais à s'inventer d'autres idoles plutôt insignifiantes. Alors Dieu, voyant cela, a jugé intelligent de proposer aux humains d'adorer un Être valable, au lieu qu'un insignifiant objet de métal fondu.
Je me demande où en serait l'Humanité si Dieu n'était jamais venu au secours de notre insignifiance, de notre myopie, et avait laissé le peuple hébreu s'enivrer et se débaucher en contemplant un veau d'or ...
Il existe une mode, actuellement, selon laquelle les humains aiment faire le bien, mais croient faire le bien en-dehors de toute foi, de toute croyance. D'où croient-ils que leur vient la bonté de cœur, sinon de Celui qui nous en a donné l'exemple? Et si nous nous permettons, peu à peu, d'oublier cet Insurpassable Exemple, combien de temps pouvons-nous espérer demeurer bons?
Quand nous recevons un boni, un cadeau inattendu, une belle surprise, avec quel enthousiasme et avec quelle spontanéité mettrions-nous une part de cette belle surprise au service de nos semblables, si ce n'était parce qu'il y a eu Quelqu'un d'important, bien avant nous, qui nous a recommandé de penser à ceux qui ont moins? N'est-ce pas, encore aujourd'hui, en Son Nom que nous accomplissons nos plus belles actions? Et s'il est égoïste, selon certains, d'être généreux en vue de la Vie Éternelle, cela n'est-il préférable à ne point être généreux du tout et à danser devant un veau d'or hébété?
La maison virtuelle n'est pas décorée, mais la maison réelle le sera. Le plus important est qu'il y ait une âme dans la maison. Il y a une âme ici, dans ma maison actuelle, même si le corps est éreinté par trop de mauvaises nuits, et il y aura une âme dans l'autre maison, plus grande, où je désire accueillir qui se présentera. Pas de règlements ni de restrictions. J'y projette des parties de cartes, le soir de Noël: c'est un loisir inoffensif qui permet bien des choses: converser, sourire, rire, être assis tout près les uns des autres, grignoter, boire un peu, pour fêter; et fumer, modérément. Mes meilleurs souvenirs de Noël n'avaient pas de règlements, dedans, et tout le monde avait le sourire. Avec nos nouvelles maisons où tout est blanc et où tout est figé en place comme s'il y avait des caméras de télé réalité dans chaque pièce, l'on se retrouve avec une espèce d'environnement artificiel, sans âme. Ce n'est pas ma sorte de maison. Il faut quelques traîneries, pour qu'une maison ait du caractère, et quelques bibelots, pour que les gens aient une chance de nous connaître. : )
Ce matin, avant les truffes, j'ai fait brûler quelques grains de résine qui sont du véritable encens d'église, pour parfumer correctement ce jour. Mon repas de Noël sera original, parce que je n'ai pas de four standard, mais sera pris avec reconnaissance et je vais m'obliger de manger à table, au lieu que devant l'ordinateur, comme je le fais souvent. Je fais toujours mon bénédicité et, si par mégarde j'ai trop faim et trop vite piqué de la fourchette, je m'en rends compte et me reprends. J'ai eu envie d'écrire que les dons sont acceptés, mais je crains que ce ne soit mal compris ou, pire, interprété comme un manque de foi, alors qu'au contraire c'est bel et bien un acte de foi; alors je ne l'écrirai pas.
Joyeux Noël! Soyez fins envers qui se présentera, non seulement à Noël, mais tous les jours. C'est un grand cadeau de confiance que l'on décerne à un hôte, de s'asseoir à sa table et de s'en remettre à lui pour ce que l'on mangera ou boira. Pour ma part, j'apprécie au plus haut point ce cadeau et tâche de ne poser sur la table que le meilleur, pour faire honneur à Celui de Qui nous recevons tout.
Joyeux anniversaire, Jésus! Je ne suis pas capable, par mes propres forces, de T'aimer à la hauteur de Ta perfection, mais je Te demande, aujourd'hui, de m'aider à continuer de grimper, même si je me plains, en montant, à cause de la maison, à cause des privations, à cause du manque d'énergie, à cause de mon bagage, à cause de la froideur des autres, à cause du mauvais temps ou, tout simplement, à cause de mon humanitude. Merci. xoxo : ) †
Laissez votre absolution s'il y a des coquilles: je n'aime pas faire de brouillons. : )
dimanche 23 décembre 2007
Réchauffement planétaire bénéfique

Demain, 24 décembre, sera l'anniversaire de naissance du Président d'Afghanistan, Hamid Karzai. Il est né à Kandahar le 24 décembre 1957 (Coq/Capricorne).
«Hamid the Winter Snow» ..., si vous pouvez trouver deux minutes pour adresser un petit courriel aimable à un Chef de Gouvernement dont l'adresse électronique est aisément trouvable, nul doute que ce serait là une contribution bénéfique au réchauffement planétaire, dans le sens de chaleur humaine et de bienveillance universelle. : )
Je lui ai écrit un bref message, un peu en anglais et un peu en français, accompagné d'une image d'un gâteau cool qui, je le crois, devrait plaire à ce Chef d'État qui porte un chapeau cool (anglais karakul, français képi de caracul).
Voici l'adresse: president@afghanistangov.org
Bonne continuation de préparatifs de Noël, dans votre maison et en votre âme!
samedi 22 décembre 2007
Cantiques de Noël

En ce samedi 22 décembre 2007, voici un lien Internet vers un site où l'on peut écouter des cantiques de Noël, ainsi que des chansons à caractère folklorique ou traditionnel:
http://www.csdraveurs.qc.ca/musique/noel/
Il suffit de cliquer pour entrer sur le site et trouver le Calendrier de l'Avent. Ensuite, en positionnant la flèche de la souris sur une date, l'on verra apparaître le titre du cantique ou du chant, pour chaque jour du mois de décembre.
J'apprécie particulièrement le chant 1, Enfants de Noël, dont le thème est la paix.
Bonne écoute!
: ) †
mercredi 5 décembre 2007
Oui à la réparation, non à la vengeance
mardi 4 décembre 2007
Appel au boycott des commerces qui évitent de dire ou d'écrire «Noël»
samedi 1 décembre 2007

Le samedi 1er décembre 2007, 16h52 Montréal
Pour les chrétiens et, donc, pour nous catholiques, le Nouvel An liturgique commence au coucher du soleil, la veille du premier dimanche de l’Avent.
Bon, heureux et saint Nouvel An liturgique! Puisse ce Nouvel An vous apporter santé, amour, sainteté, avec une aimable prospérité et la reconnaissance d’apprécier tous ces bienfaits.
Nous sommes tous en pèlerinage ici-bas. Au dernier jour de notre vie terrestre, nous ne pourrons rien emporter au Ciel de ce que nous possédons actuellement et qui est temporaire. C’est pourquoi il est important d’avoir soin de notre âme et d’être des veilleurs qui prient. Il est étrange de penser que nous paraîtrons devant Dieu sans même une boîte de chocolats ni une bouteille de vin pour essayer de Le mettre *dans notre manche*; c’est alors que l’état de notre âme revêtira la plus grande importance.
Je transcris ci-dessous les paroles d'une chanson qui n'est pas d'hier, mais qui peut nous remémorer le sens de la Nativité.
La plus belle nuit
(Charles Trenet)
La plus belle nuit,
Depuis la nuit des temps,
C'est la nuit de Noël,
La nuit d'un pauvre enfant,
De Jésus, Fils de Dieu,
Descendu sur la terre,
Pour que les cœurs, anxieux,
Ne soient plus solitaires.
Pour que la paix du monde,
Arrive et qu'ici-bas,
L'espoir, la charité,
Viennent guider nos pas,
Ô joie de Bethléhem,
Merci pour ta lumière,
Qui change en un seul jour,
La face de la terre.
(Refrain) Noël, Noël, Jésus est né,
C'est la plus belle nuit de l'année.
Noël, Noël, Noël, Noël,
Noël, Jésus, est éternel.
Ouvrier du Seigneur,
Parmi les ouvriers,
Ne quittant ton travail,
Que pour aller prier,
Mon Dieu de Nazareth,
À l'enfance tranquille,
Jésus, tu vas grandir,
Humble, doux et docile.
La maison de ton Père,
Est le temple de Dieu,
C'est là que tu promets,
Le Royaume des Cieux,
À ceux qui te suivront,
Et qu'enfin tu pardonnes,
En mourant sur la Croix,
Tous les péchés des hommes.
(Refrain) Noël, Noël, Jésus est né,
C'est la plus belle nuit de l'année.
Noël, Noël, Noël, Noël,
Noël, Jésus, est éternel.
Ces derniers jours, j'ai vu ou entendu plus d'une fois l'expression *Temps des Fêtes*. Je n'entreprendrai pas de relever les termes adoptés par chaque société commerciale, là n'est pas le but. Le but est de savoir pourquoi nous sommes ici et où nous allons. Nous sommes ici pour aimer, pour donner, pour partager, et où nous allons, c'est vers Lui, qui nous a créés. Personne d'autre n'aurait été capable de nous créer.
Nous ne retournerons pas à une statue, ni à un objet sculpté de mains humaines. Nous retournerons, mains nues, mains vides, vers Celui qui nous a donné la vie, non parce que la vie est un party, non parce que la vie est facile, mais parce qu'elle est notre terrain d'apprentissage pour un seul verbe: aimer. Et, pour aimer, Celui qui nous a donné l'exemple s'appelle: le Verbe, Jésus-Christ.
Dieu bénisse notre petit monde énervé et l'aide à comprendre que Noël n'est pas une fête ordinaire, mais la fête de Jésus, Celui qui nous a aimés le premier, et qui, encore aujourd'hui, nous aime le premier. Amen!
Heureux nouvel an liturgique, Paix et espérance en ce temps de l'Avent!
dimanche 25 novembre 2007
Petit flash
jeudi 22 novembre 2007
Anniversaire du Disque

Le jeudi 22 novembre 2007
Anniversaire du Disque de JPC, aujourd'hui: sept ans déjà!
Le disque de JPC, dont j'inclus ici l'image, ne se démodera pas de sitôt. En effet, la présentation visuelle, le choix des pièces, la voix *supraterrestre*, ainsi que j'avais insisté pour la qualifier (et à raison), font de ce disque une réalisation intemporelle. Bravo à JPC d'avoir fait confiance à son entourage, ce qui n'est pas toujours facile, même lorsqu'on a fait don à Dieu de sa liberté, quand une œuvre nous touche de si près. Pour commander un exemplaire de ce disque, m'envoyer tout simplement un courriel. J'aimerais ajouter que s'il me fallait passer un an sur une île déserte, j'emporterais, outre le nécessaire pour écrire, ce disque et ma Bible de Jérusalem. : )
Il me semble harmonique d'ajouter un bref extrait de ZENIT, avec remerciements, qui parle du sens de la vie ici-bas. Il s'agit d'une entrevue avec Georg Ratzinger, frère du Saint-Père Benoît XVI. L'on peut lire l'entretien intégral en visitant le site zenit.org.
«Dans sa description détaillée des années de son enfance et de sa jeunesse dans la maison paternelle, Mgr Georg Ratzinger, né en 1924 à Pleiskirchen dans la commune de Altötting, a souligné la profonde dévotion qui a toujours imprégné leur vie de famille. ... La vérité fondamentale qui a toujours guidé les trois frères et sœurs (Georg, Joseph et Maria), a-t-il précisé, est celle qui est contenue dans le Catéchisme: « Pour quelle raison sommes-nous sur la Terre? Afin de pouvoir honorer Dieu et aller au Ciel».
Dans une veine connexe, ayant trait au SENS, j'espère que ces prochaines semaines, l'on entendra moins parler de «Fêtes» ou de *Temps des Fêtes*, dans la publicité en général, et davantage parler de Noël. Si le 25 décembre était l'anniversaire de l'un de nos proches, convierions-nous tout le monde à une *Fête*, sans nommer celui ou celle que l'on fêtera? La seule raison pour laquelle, à mon avis, nombre de sociétés commerciales passent sous silence la plus petite référence à Jésus, à la Nativité ou à Noël, est qu'encore aujourd'hui, Jésus dérange. Il me fait plaisir de constater qu'Il dérange toujours, mais il m'afflige que nous n'ayons pas assez de colonne vertébrale pour affirmer NOTRE identité spirituelle: la foi et le courage qui animaient nos ancêtres, pour la plupart venus de France, qui sont venus ici établir des écoles, des hôpitaux, des églises, souvent au prix de leur vie. Sans eux, sans ces innombrables martyrs, nous n'aurions rien pour attirer de ressortissants étrangers vers le Canadian Dream, ni non plus vers le Rêve Québécois. Si nos ancêtres avaient été incroyants, ils seraient tout simplement demeurés en France et nous n'aurions pas de pays, aujourd'hui.
En ce qui a trait aux accommodements raisonnables, je crois que nous, Québécois, sommes déjà fort accueillants et que la seule chose qu'il nous reste à améliorer consiste à donner une chance aux nouveaux arrivants. Toutefois, il est naturel qu'en retour, ceux-ci fassent preuve de bonnes manières en commençant par observer quels sont les usages, chez nous, de manière à s'intégrer sans nous faire sentir comme si nous n'étions plus ici chez nous. Premier arrivé, premier servi: si la règle vaut dans leur pays d'origine, elle vaut tout autant ici, et ce n'est pas pour rien qu'existe le dicton: À Rome, il faut faire comme les Romains.
Ici, au Québec, les *Fêtes* prédominantes, entre le 15 décembre et le 15 janvier, sont Noël, anniversaire de Jésus, et le Jour de l'An, autre fête non seulement civile, mais religieuse, puisqu'on l'appelait autrefois *Circoncision de Jésus*. Si nous sommes assez fins (finesse de cœur) pour offrir à certains de nos concitoyens de bons vœux de Hanukkah ou de Joyeux Noël orthodoxe, ce n'est là qu'un effet de notre bonté, mais nous ne devons jamais oublier que c'est au nom de leur foi, foi chrétienne, foi catholique, que ceux qui ont fondé nos hôpitaux, nos écoles, nos universités, et qui ont construit nos églises, sont venus s'établir ici. Vive Noël, car un *Temps des Fêtes* en général, sans but, sans substance, n'aurait aucune raison d'être.
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